nouvelles bande annonce

# Posted on Sunday, 25 October 2009 at 2:11 PM

robert et kristen vivent ensembles

robert et kristen vivent ensembles
Après ça, ils ne pourront plus dire qu'ils sont justes copains. Pour la première fois, Robert Pattinson et Kristen Stewart ont ouvert les portes de leur appartement à Vancouver où ils tournent Eclipse. Dans un reportage photos d'OK! Magazine, on découvre que les deux stars de Twilight partage le même toit. Eh oui, les filles! On vous l'avait bien dit. Ces deux-là sont bien in love. Lorsqu'ils regagnent leur nid d'amour, les deux tourtereaux jouent de la musique, écoutent les Rolling Stone et se concoctent de bons petits plats. Bref, ils donnent tous les détails de leur vie chez eux. Une vraie vie de couple, quoi! A leur retour, ils devraient emménager ensemble et poursuivre leur belle romance.

# Posted on Saturday, 17 October 2009 at 5:45 AM

kriten rompt avec son petit copain

kriten rompt avec son petit copain
Kristen Stewart serait-elle aujourd'hui un c½ur à prendre ?

A en croire le magazine Life & Style, la jeune actrice de la saga Twilight aurait en effet rompu avec son amoureux depuis près de cinq ans, l'acteur Michael Angarano. Apparemment, les relations entre les deux acteurs n'étaient pas franchement au beau fixe, notamment à cause des rumeurs de love-story entre Kristen et l'autre héros de Twilight, Robert Pattinson. De plus, on murmure que le beau Rob aurait posé un ultimatum à Kris, à savoir choisir entre lui et Michael.

Une source a raconté au magazine : "Kristen et Michael n'ont pas été vus ensemble depuis plusieurs semaines, alors qu'ils habitent tous les deux à Los Angeles. Leur relation est bel et bien terminée. Et Kristen attend le bon moment pour l'annoncer à ses fans." Kristen va-t-elle également en profiter pour nous annoncer qu'elle a finalement choisi Rob ? Affaire à suivre...
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# Posted on Wednesday, 14 October 2009 at 7:36 AM

twilight du poin de vu d'Edward

twilight du poin de vu d'Edward
CHAPITRE 10 : Théorie
“Puis-je juste te demander une dernière chose” entama-t-elle au lieu de répondre à ma demande.
J'étais tendu, anxieux d'entendre la suite. Et pourtant, combien il était tentant de prolonger ce moment. Avoir Bella avec moi, de son propre chef, juste pour quelques secondes de plus. Je soufflais devant le dilemme. “Juste une”.
“Eh bien...” elle hésita durant un court moment, comme si elle se demandait quelle question poser. “Tu as dit que tu savais que je n'étais pas rentrer dans la librairie, et que j'allais vers le Sud. Je me demandai juste comment tu as fait pour le savoir?”
Je regardai à travers la fenêtre. Voilà une autre question qui ne révélait rien de ses suppositions, et beaucoup trop sur moi.
“Je pensais qu'on avait dépassé le stade où tu te défilai?” dit elle la voix remplis de sarcasme et de déception.
Comme c'était ironique. Elle même se défilait sans même le savoir.
Eh bien, elle voulait que je sois direct. Et cette conversation ne menait à rien de toutes façons.
“Très bien, tu l'auras voulus” dis-je. “Je t'ai flairé”.
Je voulus regardé son visage, mais j'avais peur de ce que j'allais voir. A la place, j'écoutai sa respiration s'accélérer puis se stabiliser. Elle parla de nouveau après un moment, et sa voix fut plus contrôlée que je ne l'auras cru.
“Et puis, tu n'as pas répondu à l'une de mes premières questions...” dit-elle.
Je la regardai, fronçant les sourcils. Elle ne bougeait plus.
“Laquelle?”
“Comment ça marche - pour lire dans les pensées?” demanda-t-elle, réitérant sa question du restaurant. “Est ce que tu peux lire les pensées de tout le monde, partout? Comment fais-tu? Est ce que le reste de ta famille...?” Elle enchaîna tout, rougissant de nouveau.
“Ca fait plus qu'une question”, dis-je.
Elle me regarda dans l'attente des réponses.
Pourquoi ne pas tout lui dire. Après tout n'avait-elle pas deviné une grande partie, et c'était un sujet plus facile que celui qui allait suivre.
“Non, je suis le seul. Et je ne peux pas entendre tout le monde partout. Je dois être assez prêt. Plus la voix est... familière, plus je peux les entendre de loin. Mais pas plus loin que quelques kilomètres.” J'essayai de penser à un moyen de le décrire pour qu'elle puisse comprendre. Une analogie à laquelle elle pourrait s'accrocher. “C'est un peu comme être dans un grand hall remplit de gens qui parlent tous en même temps. C'est un brouhaha - des voix en arrière plans. Jusqu'à ce que je me concentre sur un voix, et puis ce que cette personne pense devient clair. La plupart du temps, j'éteins tout - c'est très perturbant sinon. Et puis c'est plus facile de me comporter normalement ainsi.” Je grimaçai - “quand je ne répond pas aux pensées de quelqu'un plutôt qu'à ses mots, accidentellement.”
“A ton avis, pourquoi ne peux-tu pas m'entendre?” demanda-t-elle.
J'allais lui dire la vérité grâce à une autre analogie.
“Je ne sais pas” admis-je. “Ma seule supposition c'est que ton esprit ne fonctionne pas comme ceux des autres. Comme si tu était sur onde coutre alors que je ne capte que les ondes longues.”
Je réalisais qu'elle n'aimerait pas cette analogie là.
Le fait d'attendre sa réaction me fit sourire. Elle ne semblait pas déçue.
“Mon esprit ne fonctionne pas correctement?” demanda-t-elle, la voix remplie de chagrin. “Est ce qu'il y a un problème avec moi?”
Ah, encore l'ironie.
“Je lis dans les pensées, et tu penses que tu as un problème.” Je ris. Elle comprenait les moindres petits détails, et pourtant, les choses évidente lui échappaient. Elle avait de mauvais instincts...
Bella mordillait ses lèvres, et le creux entre ses yeux se plissa.
“Ne t'inquiète pas” la rassurai-je. “C'est juste une théorie...” Et il y avait une théorie bien plus importante dont nous devions discuter. J'étais anxieux d'en finir. Chaque seconde qui passait me semblait de plus en plus comme la dernière.
“Ce qui nous ramène à toi,” dis-je, divisé en deux, anxieux et réticent.
Elle poussa un soupir, mordant toujours sa lèvre - je me demandai si allait se faire mal. Elle fixa mes yeux, le visage crispé.
“Est ce que tu te défiles?” dis-je doucement.
Elle baissa le regard, luttant avec elle même. Soudainement, elle ouvrit grand les yeux. La peur s'inscrit sur son visage pour la première fois.
“Oh mon Dieu” hurla-t-elle.
Je paniquai. Qu'avait-elle vu? Comment l'avais-je effrayée?
Puis elle lança “Ralentis!”
“Qu'est ce qui ne va pas?” Je ne comprenais pas d'où venait sa terreur.
“Tu roules à 160 kilomètres heures!” hurla-t-elle. Elle jeta un regard par la fenêtre, en direction des arbres sombres qui filaient sur le côté.
C'était ça, un petit peu de vitesse qui l'avait terrorisé?
Je levé les yeux au ciel. “Relax Bella.”
“Est ce que tu essais de nous tuer?” demanda-t-elle, sa voix haute et aiguë.
“On ne va pas avoir d'accident,” lui promis-je.
Elle reprit sa respiration puis dit un peu plus fort. “Pourquoi vas-tu si vite?”
“Je conduis toujours ainsi”
Je rencontrai son regard, amusé par ses expressions choquées.
“Gardes tes yeux sur la route” me cria-t-elle.
“Je n'ai jamais eu d'accidents, Bella. Je n'ai même jamais eu d'amendes.” Je lui fit une grimace en me touchant le front. Cela fut encore plus drôle - l'absurdité de pouvoir lui faire une blague sur un sujet aussi secret et bizarre. “J'ai un détecteur de radar intégré”.
“Très drôle,” dit-elle sur un ton sarcastique, sa voix plus effrayée qu'énervée.
“Charlie est un flic tu te souviens? J'ai le code de la route dans le sang. Et puis si tu écrasais ta petite Volvo contre un tronc d'arbre, tu t'en sortirai probablement indemne.”
“Probablement” repetai-je, riant sans humour. Oui, nous nous en sortirions différement dans un accident de voiture. Elle avait raison d'avoir peur, malgré ma conduite...”Mais toi non”.
En soupirant, je réduisais la vitesse de la voiture. “Contente?”
Ses yeux se fixèrent sur le compteur “Presque”
C'était encore trop rapide pour elle? “Je déteste conduire lentement,” murmurai-je, laissant l'aiguille s'abaisser un peu plus.
“C'est lent pour toi ça?” demanda-t-elle.
“Assez de commentaire sur ma façon de conduire,” dis-je impatiemment. Combien de fois avait-elle éludé ma question? Trois? Quatre? Ses spéculations étaient-elles si horribles? Je devais le savoir - immédiatement. “J'attend toujours ta dernière théorie.”
Elle mordilla ses lèvres une fois de plus, et son expression passa de l'embarras à la douleur.
Je retins mon impatience, adoucissant ma voix. Je ne voulais pas qu'elle soit anxieuse.
“Je ne rigolerai pas” promis-je, espérant que seule l'embarassement l'empêchait de parler.
“Je un peu peur que tu sois énervé après moi”, murmura-t-elle.
Je m'efforçais de garder une voix neutre. “Est-ce si horrible?”
“Je crois que oui”
Elle baissa son regard, refusant de rencontrer mes yeux; Les secondes défilaient.
“Vas-y” l'encourageai-je.
Sa voix était très basse. “Je ne sais pas par où commencer.”
“Pourquoi ne commence tu pas par le début?“ Je me souvenais de ce qu'elle avait dit pendant le dîner. “ Tu as dit que tu n'avais pas trouvé cette théorie seule.”
“C'est vrai” acquisca-t-elle, puis le silence revint.
Je pensais à ce qui avait pu l'inspirer. “Qu'est ce qui t'as mis sur la voie - un livre? Un film?”
J'aurais du fouiller dans ses collections lorsqu'elle n'était pas chez elle. Je ne savais pas si Bram Stoker ou Anne Rice en faisait partie...
“Non” rajouta-t-elle. “C'était Samedi à la plage.”
Je ne m'attendais pas à ça. Les rumeurs locales qui nous concernaient n'avaient jamais rapportés de faits trop étranges - ou trop précis. Y avait-il une nouvelle rumeur que j'avais loupé? Bella me regarda rapidement, découvrant la surprise sur mon visage.
“Je suis tombée sur un vieil ami de la famille - Jacob Black, “ elle continua. “Son père et Charlie sont amis depuis que je suis bébé.”
Jacob Black - le nom ne m'était pas familier, et pourtant me rappelait quelque chose...il y a longtemps... je regardai à travers la fenêtre, cherchant à travers mes souvenirs pour établir une connexion.
“Son père est un des Anciens de la tribu Quileute, “ dit-elle.
Jacob Black. Ephraim Black. Sans doute un descendant.
Ca partait mal.
Elle connaissais la vérité.
Mon esprit se dissipait tandis que la voiture se perdait dans les virages, mon corps crispé par l'angoisse - immobile, à part un légère mouvement pour conduire la voiture.
Elle connaissais la vérité.
Mais...elle l'avais apprise Samedi...donc elle l'avait su toute la soirée...et pourtant...
“Nous sommes parties nous balader,” continua-t-elle. “Et il me racontait de vieilles légendes, pour me faire peur, je suppose. Il m'en a raconté une sur...”
Elle s'arrêta, mais son suspens ne servait à rien. Je savais ce qu'elle allait dire. Le seul mystère qui persistait était de savoir pourquoi elle restait avec moi maintenant.
“Continue,” lui dis-je.
“Sur les vampires”, elle souffla les mots dans un murmure.
D'une certains façon, c'était pire que de savoir qu'elle savait, de l'entendre prononcer ce mot à voix haute. Je frémis au son, puis repris le contrôle.
“Et tu as immédiatement pensé à moi?” lui demandai-je.
“Non. Il a mentionné ta famille.”
Comme c'était ironique que la propre descendance d'Ephraim viole le traité que lui même avait instauré. Son petit fils, ou arrière petit fils peut-être. Combien d'années avaient passées.? Soixante-dix?
J'aurais du me rendre compte que ce ne serait pas les vieux hommes qui croyaient au légendes qui poseraient un problème. Bien sur, la jeune génération - ce qui auraient été prévenus, riant des anciennes superstitions - bien sur c'est de la que viendrait le danger de l'exposition.
Je supposais que cela signifiait que je pouvais désormais m'attaquer à la petite tribu sans défense. Ephraim et sa troupe de protecteurs étaient tous morts.
“Il a juste pensé que c'était une superstition débile” dit Bella, sa voix pleine d'anxiété. “Il ne pensait pas que j'y croirait.”
Du coin de l'oeil, je la voyais se frotter les mains.
“C'était ma faute en fait” dit-elle après une courte pause, puis elle baissa la tête comme sous le poids le la honte. “Je l'ai forcé à me le dire”.
“Pourquoi?” Il m'était plus facile de contrôler ma voix maintenant. Le pire était derrière moi. Alors que nous parlions des détails de cette révélation, nous éludions les conséquences.
“Lauren a dit quelque chose à propos de toi - elle essayait de me provoquer. “ Elle fit une grimace. J'étais un peu perturbé, me demandant comment Bella pouvait se sentir provoqué par quelqu'un qui parlait de moi...”Un garçon plus âgé de la tribu a dit que ta famille ne venait pas à la réserve, seulement on aurait dit qu'il disait quelque chose d'autre. Donc j'ai isolé Jacob, et je l'ai piégé.”
Sa tête se baissa encore un peu plus en admettant cela. Son expression ressemblant à de la...culpabilité.
Je tournai mon regard, puis ris à pleine voix. Elle se sentais coupable. Qu'avait-elle pu faire pour mériter ce sentiment?
“Tu l'as piégé comment?” demandai-je
“J'ai essayé de la draguer - ça a marché, et bien mieux que je ne l'espérais,” expliqua-t-elle, sa voix incrédule devant le succès.
Je pouvais déjà imaginer - considérant l'attraction qu'elle déclenchait chez tous les hommes, complètement inconsciemment - combien elle devait être irrésistible quand elle essayait d'être attrayante. J'éprouvais soudain une vague de pitié pour ce jeune garçon, sur lequel elle avait lâché un tel potentiel.
“J'aurais aimé voir ça” dis-je, riant de mon humour noir. J'aurais aimé voir les réactions de ce jeune garçon, être témoin de cette déchéance.
“Et tu m'accuses d'éblouir les gens - pauvre Jacob Black.”
Je n'étais pas énervé après lui, la source de mon exposition, comme je pensais l'être. Il ne savait pas. Et comment pouvais-je attendre de quelqu'un qu'il repousse cette fille? Non, j'avais juste de la sympathie pour tous les dégâts qu'elle avait du lui occasionner.
Je sentis qu'elle rougissait, et la chaleur émaner. Je lui jetai un regard, elle regardai par la fenêtre. Elle ne parlait pas.
“Qu'as tu fait après?” Il était temps de retourner à l'histoire qui fait peur.
“J'ai fait quelques recherches sur Internet.”
Toujours pratique. “Est-ce que ça t'as convaincus?”
“Non” dit-elle. “Rien ne correspond. Ce sont des conneries pour la plupart. Et puis -”
Elle s'arrêta de nouveau, et j'entendis ses mâchoires se verrouiller.
“Quoi?” demandai-je. Qu'avait-elle trouver? Est ce que ce cauchemar avait pris un sens pour elle?
Il y eut une courte pause, puis elle chuchota, “j'ai décidé que ca n'avait pas d'importance.”
La choc gela mes pensées pendant une demi seconde, puis je me ressaisit. Pourquoi avait-elle quitté ses amies ce soir au lieu de s'échapper avec elles. Pourquoi était-elle montée en voiture avec moi au lieu de partir en courant, appelant la police...
Ses réactions étaient toujours les mauvaises - totalement mauvaises. Elle attirait le danger. Elle l'invitait.
“Pas d'importance?” dis-je les dents serrées, plein de rage. Comment pouvais-je la protéger quelqu'un de si...si...si déterminé à ne pas l'être.
“Non” dit elle d'une voix si basse que c'en était automatiquement tendre. “Ca n'a pas d'importance pour moi ce que tu es.”
Elle était impossible.
“Tu t'en fiches que je sois un monstre. Que je ne sois pas humain?”
“Oui”
Je la regardai pour m'assurer qu'elle avait tous ses esprits.
Je suppose que je pourrais m'arranger pour qu'elle ait les meilleurs traitements possibles...Carlisle aurait des connections avec les meilleurs médecins, les psychiatres les plus talentueux. Peut être que quelque chose pouvait être fait pour réparer ce qui n'allait pas chez elle, peu importe ce qui faisait qu'elle pouvait rester assise à côté d'un vampire, avec un rythme cardiaque calme. Je surveillerai l'institut, et rendrai visite aussi souvent que possible...
“Tu es énervé. Je n'aurais rien du dire.”
Comme si le fait qu'elle me cache ce genre de choses allaient nous aider elle comme moi.
“Non. Je préfère savoir ce que tu penses - même si c'est quelque chose de complètement fou.”
“Alors, j'ai une nouvelle fois tort?” demanda-t-elle, légèrement agressive maintenant.
“Ce n'est pas ce que j'ai dit!” Mes dents s'entrechoquèrent. “Ca n'a pas d'importance!” repetai-je blessé.
Elle sursauta. “J'ai raison?”
“Est ce que c'est important?” contrai-je.
Elle pris une grande inspiration. J'attendais sa réponse énervé.
“Pas vraiment,” dit-elle, la voix calme une nouvelle fois. “Mais je suis curieuse”.
Pas vraiment. Ca n'avait pas d'importance. Elle s'en moquait. Elle savait que j'étais inhumain, un monstre, et ça ne la dérangeais pas.
Mis à part mes interrogations sur sa santé mentale, je commençais à me sentir pleins d'espoirs. J'essayais de ne pas y penser.
“Curieuse de quoi?" demandai-je. Il n'y avait plus de secrets, juste quelques petits détails non dévoilés.
“Quel âge as-tu?” demanda-t-elle.
Ma réponse fusa automatiquement “Dix sept ans.”
“Depuis combien de temps as-tu dix sept ans?”
J'essayais de ne pas rire à son ton sérieux. “Un bout de temps” admis-je.
“D'accord” dit-elle enthousiaste. elle me sourit. Quand je la regardai, anxieux une nouvelle fois concernant son état mental, elle me sourit encore plus. Je grimaçais.
“Ne ris pas” prevint-elle. “Mais comment se fait-il que tu sortes en plein jour?”
Je ris malgré sa requête. Ses recherches n'avaient rien d'inhabituel. “Mythe” lui dis-je.
“Le soleil vous réduit en cendre?”
“Mythe”
“Vous dormez dans des cercueils?”
“Mythe”
Dormir n'avait jamais fait partie de ma vie - pas jusqu'à ces dernières nuit, alors que je regardai Bella rêver...
“Je ne dors pas,” murmurai-je, répondant un peu plus à sa question.
Elle resta silencieuse un moment.
“Jamais?” demanda-t-elle
“Jamais” soufflai-je.

Je regardai ses yeux, sous ses paupières, comme plongées dans un profond sommeil. Pas pour oublier, pas, comme je l'avais fait avant par ennui, mais parce que je voulais rêver. Peut-être, si je pouvais être inconscient, si je pouvais rêver, pourrais-je vivre quelques heures dans un monde ou elle et moi pouvions être ensemble. Elle rêvait de moi. Je voulais rêver d'elle.
Elle me fixa a son tour, son expression pleine de questionnements. Je devais détourner le regard. Je ne pouvais pas rêver d'elle. Elle ne devrait pas rêver de moi.
“Tu ne m'as pas encore posé la question a plus importante,” dis-je, ma poitrine plus dure et froide qu'avant. Je me devais de lui faire comprendre. A un certain point, elle devrait se rendre compte de ce qu'elle faisait. Je me devais de lui faire comprendre que tout cela avait de l'importance - plus que tout le reste. Le reste comme le fait que je l'aimais.
“Laquelle est-ce?” demanda-t-elle, surprise.
Cela rendit ma voix plus dure encore. “Tu ne te demandes pas ce que je mange?”
“Oh. Ca”. Elle parla d'un ton calme que je ne pouvais pas interrompre.
“Oui. Ca. Ne veux-tu pas savoir si je bois du sang?”
Elle prit un peu de distance face à ma question. Finalement. Elle comprenait.
“Eh bien, Jacob a dit quelque chose là dessus” dit elle.
“Qu'a-t-il dit?”
“Il a dit que vous ne...chassiez pas les gens. Il a dit que ta famille n'était pas supposé être dangereuse car vous chassiez seulement les animaux.”
“Il a dit que nous n'étions pas dangereux?” repetai-je cyniquement.
“Pas exactement” clarifia-t-elle. “ Il a dit que vous n'étiez pas supposé être dangereux. Mais les Quileutes ne vous voulaient pas sur leurs terres, juste au cas où.”
Je regardai la route, mes pensées sans espoirs, ma gorge luttant avec cette soif féroce.
“Alors, avait-il raison?” demanda-t-elle, aussi calmement que si je venais de lui confirmer des prévisions météos. “Sur le fait que vous ne chassiez pas les hommes?”
“Les Quileutes ont une bonne mémoire.”
Elle acquiesça doucement, perdue dans ses pensées.
“Ne soit pas trop confiante cependant” dis-je rapidement. “Ils ont raison de garder leurs distances avec nous. Nous sommes très dangereux.”
“Je ne comprends pas.”
Bien sur que non elle ne comprenait pas. Comment lui faire voir?
“Nous essayons” lui dis-je. “On y arrive la plupart du temps. Parfois nous faisons une erreur. Moi, par exemple, en étant seul avec toi.”
Son parfum était toujours une entité à part entière dans la voiture. Je m'y habituai, je pouvais presque l'ignorer, mais je ne pouvais pas renier que mon corps était attiré par elle pour de mauvaises raisons. Ma bouche nageais dans le venin.
“C'est une erreur? demanda-t-elle, comme si elle avait le coeur brisé. Cela me désarma. Elle voulait être avec moi - malgré tout cela, elle le voulait.
L'espoir revint de nouveau et me frappa très fort.
“Une erreur très dangereuse” lui dis-je honnêtement, espérant que la vérité cesse d'être importante.
Elle ne répondit pas pendant un moment. Je pouvais entendre sa respiration changer - dans une direction qui n'indiquait pas la peur ;
“Dis m'en plus” dit-elle soudainement, sa voix tordue du douleur.
Je l'examinai attentivement.
Elle souffrait. Pourquoi avais-je permit cela?
“Que veux tu savoir de plus?” demandai-je essayant de trouver un moyen pour ne pas qu'elle souffre. Elle ne devais pas souffrir. Je ne pouvais pas la laisser souffrir.
“Dis moi pourquoi tu chasses des animaux au lieu d'hommes” dit elle toujours souffrante.
N'était-ce pas évident? Ou peut-être qu'elle s'en moquait aussi.
“Je ne veux pas être un monstre.” murmurai-je.
“Mais les animaux n te suffisent pas?
Je recherchai une autre comparaison, une manière de lui faire comprendre. “Je ne suis pas bien sur, mais, disons c'est comme vivre de Tofu et lait de soja; nous nous considérons comme des végétariens, une petite blague entre nous. Cela ne satisfait jamais complètement notre faim - ou plutôt notre soif. Mais cela nous donne assez de force pour résister. La plupart du temps. “ Ma voix s'abaissait; j'avais honte du danger dans lequel je la mettais. Un danger que je continuai d'accepter...
“Parfois, c'est plus difficile que d'autres.”
“Est ce que c'est très difficile maintenant?”
Bien sur, elle posait la question à laquelle je n'avais pas envie de répondre. “Oui” admis-je.
Cette fois la réaction que j'attendait fut la bonne : sa respiration s'arrêta, son coeur s'emporta; Je l'attendait, mais ne la comprenait pas. Comment pouvait-elle ne pas être effrayé?
“Mais tu n'as pas faim maintenant,” déclara-t-elle, parfaitement sur d'elle même.
“Qu'est ce qui te laisse pensé ça?”
“Tes yeux” dit-elle calmement. “je t'ai dit que j'avais une théorie. J'ai remarqué que les gens - les hommes en particulier - son plus maussade lorsqu'ils ont faim.”
Je souris à sa description : maussade. C'était bien en dessous de la vérité. Mais elle avait raison sur toute la ligne. Comme d'habitude. “Tu es très observatrice n'est pas?” je ris de nouveaux.
Elle sourit légèrement, la ride entre ses yeux réapparaissant comme si elle était concentrée ou quelque chose dans le genre.
“Tu chassais ce week-end avec Emmett?” demanda-t-elle après que mon rire ce soit évanouis. Sa façon de parler si détendue était aussi fascinante que frustrante. Pouvait elle vraiment accepter tout cela sans ciller? J'étais plus choqué qu'elle.
“Oui” lui dis-je, puis, alors que j'allais la laisser la dessus, je ressentis le même besoin que dans le restaurant; je voulais qu'elle me connaisse. “Je ne voulais pas partir” je continuai doucement “mais c'était nécessaire. Il m'est plus facile d'être avec toi quand je n'ai pas soif.”
“Pourquoi ne voulais-tu pas partir?”
Je pris une grande inspiration, puis me tournait pour la regarder droit dans les yeux. Ce genre d'honnêteté était beaucoup plus difficile.
“Ca me rend... anxieux”, je pensais que ce mot suffirait, pourtant, il n'était pas assez fort, “d'être loin de toi. Je ne plaisantais pas Jeudi dernier, quand je t'ai demandé de faire attention de ne pas tomber dans l'Océan ou te faire écraser. J'ai été distrait tout le week-end, m'inquiétant pour toi. Et après ce qui est arrivé ce soir, je suis surpris que tu ai réussit à survivre tout le week-end sans une écorchure.” Puis je me souvins de ses blessures aus mains. “Enfin presque sans écorchure.”
“Quoi?”
“Tes mains” lui rapelai-je.
Elle les regarda en grimaçant. “Je suis tombée”.
j'avais eu raison. “C'est bien ce que je pensais” dis-je incapable de réprimer un sourire. “J'imagine, qu'avec toi ca aurait pu être pire - et cette possibilité ma tourmenté tout le temps ou j'étais parti. Ce furent trois jours trés long. J'ai vraiment rendu Emmett complètement fou.” Honnêtement, c'était toujours le cas. J'énervais probablement toujours Emmett et le reste de la famille. Excepté Alice...
“Trois jours? dit-elle, la voix aiguë. “Je croyais que tu étais rentré aujourd'hui seulement?”
Je ne comprenais pas son ton. “Non, nous sommes revenus Dimanche.”
“Alors pourquoi n'étais-tu pas au lycée?” demanda-t-elle. Son irritation me déboussola. Elle ne semblait pas réaliser que cette question avait un rapport avec ma mythologie.
“Eh bien tu as demandé si le soleil nous blessait, et ce n'est pas le cas. Mais nous ne pouvons pas sortir en pleine lumière, pas si il y a du monde autour.”
Je la distrayais de ce qui l'a contrariai mystérieusement. “Pourquoi?” demanda-t-elle, allongant sa tête sur le côté.
Je doutais trouver une analogie appropriée pour expliquer cela. Donc je décidai de simplement lui dire, “Je te montrerai un jour”. Puis je me demandai si je tiendrai cette promesse. La reverrai-je après ce soir? L'aimais-je assez pour m'éloigner d'elle?
“Tu aurais pu m'appeler,” dit-elle.
Quelle conclusion étrange. “Mais je savais que tu allais bien.”
" Mais moi je ne savais pas où tu étais. Je - “ Elle s'arrêta soudainement regardant ses mains .
“Quoi?”
“Je n'ai pas aimé” dit-elle timidement, la peau de ses joues rougissant. “ Ne pas te voir. Ca me rend anxieuse aussi.”
Es-tu heureuse maintenant? me demandai-je à moi même. Et bien voilà ma récompense pour avoir espéré.
J'étais perplexe, exaltant, horrifié - surtout horrifié - que tous mes rêves les plus fous se trouvent si proche d'être exaucer. Voilà pourquoi ça ne la dérangeai pas que je sois un monstre. Et pour cette exacte même raison, je me fichai complètement des règles a présent.
Pourquoi le bien et le mal n'avait plus d'influence sur moi. Pourquoi toutes mes priorités s'étaient-elles éclipsées laisser cette fille se glisser en haut de ma liste.
Bella m'appréciait aussi.
Je savais que ça n'était rien en comparaison de combien moi je l'aimais. Mais c'était assez pour qu'elle risque sa vie en étant assise à côté de moi. Et y prendre plaisir.
Assez pour la blesser si je faisais la bonne chose, c'est à dire, m'éloigner d'elle.
Y avait-il quelque chose que je pourrais faire et qui ne la blesserait pas? Quoi que ce soit?
J'aurais du garder mes distances. Je n'aurais jamais du revenir à Forks. Je ne lui apporterai que de la souffrance.
Cela m'empecherait-il de rester ici? Empirant la situation?
Cette sensation à présent, sa chaleur sur ma peau...
Non. Rien ne pourrait m'arrêter.
“Ah” grognais-je pour moi-même. “Ca devient compliquer”.
“Qu'est ce que j'ai dis?” demanda-t-elle, ramenant rapidement la faute sur elle.
“Ne vois-tu pas Bella? C'est une chose que je souffre, mais c'est totalement différent si toi tu commences à être impliquée. Je ne veux pas que tu souffres ainsi.” C'était un mensonge, et c'était la vérité. L'égoïste en moi planait de savoir qu'elle me voulait autant que je la voulais. “C'est mal. C'est risqué. Je suis dangereux Bella - s'il te plaît, rentre toi ça dans le crâne.”
“Non”. Elle fit la moue.
“Je suis sérieux.” Je luttai avec moi même si fort - moitié désespéré qu'elle accepte, à moitié qu'elle ne s'échappe pas - que les mots sortirent de ma bouche en un grognement.
“Moi aussi je sui sérieuse” insista-t-elle. “Je te l'ai dit, ça n'a pas d'importance ce que tu as. C'est trop tard.”
Trop tard? Le monde fut désespérément noir et blanc durant une seconde interminable tandis que je regardai les ombres rampant vers l'image de Bella endormie. Inévitable, instoppable. Elles volèrent la couleur de sa peau, la plongeant dans les ténèbres.
Trop tard? La vision d'Alice tourna dans mon esprit, les yeux rouge sang de Bella fixant mon impassivité. Sans expression - mais il était impossible qu'elle ne me haïsse pas pour ce future. Me haïr pour lui avoir volé quelque chose. Voler sa vie et son âme.
Il ne pouvait pas être trop tard.
“Ne redis jamais ça” sifflai-je.
Elle regarda à travers la fenêtre, se mordant les lèvres de nouveau. Ses mains étaient serrées en poings sur ses cuisses. Sa respiration s'accéléra puis se perdit.
“A quoi penses-tu?” Je devai savoir.
Elle secoua la tête sans se retourner. Je vis quelque chose briller, comme du cristal, sur sa joue.
L'agonie. “Est ce que tu pleures?” Je l'avais fait pleurer. Je lui avais fait mal à ce point.
Elle balaya ses larmes du dos de la main.
“Non” mentit-elle, la voix brisée.
Un instinct enfoui me poussa à tendre ma main vers elle - à cette instant je me sentais plus humain que je ne l'avais jamais été. Puis je me souvins que je...ne l'était pas.
“Je suis désolé” dis-je les mâchoires verrouillées. Pourrais-je un jour lui dire à quel point j'étais désolé? Désolé pour toutes ces erreurs stupides que j'avais fait. Désolé pour mon égoïsme sans borne. Désolé qu'elle soit assez malchanceuse pour être l'objet de mon premier amour tragique. Désolé, aussi, pour les choses qui n'était pas de mon ressort - que je fus le monstre choisit par le destin pour mettre un terme à sa vie.
Je pris une profonde inspiration - ignorant ma réaction violente au parfum de la voiture - essayant de me ressaisir.

Je voulais changer de sujet, pour penser à quelque chose d'autre. Heureusement pour moi, ma curiosité à propos de cette fille était insatiable. J'avais toujours une question en réserve.
“Dis moi quelque chose,” dis-je
“Oui” demanda-t-elle sèchement, les larmes inondant toujours sa voix.
“A quoi pensais-tu ce soir, juste avant que je ne débarque? Je n'ai pas compris ton expression - tu n'avais pas l'air effrayée, c'est comme si tu t'étais concentré sur quelque chose trés fort”. Je me souvenais de son visage - essayant d'oublier les yeux à travers desquels je la regardai - de sa détermination.
“J'essayai de me rappeler comment immobiliser un adversaire,” dit-elle, la voix calme. “Tu sais, self-défense. J'allais lui écraser le nez jusqu'à lui rentrer dans le crâne.”
Son calme disparut avant la fin de son explication. Son ton se transforma en haine. Ce n'était pas une hyperbole, et sa furie de petit chat n”était pas drôle non plus. Je pouvais voir sa silhouette frêle - la peau sur les os - dominée par ces hommes, baraqués aux gros poings, prêts à lui faire du mal. La furie bouillait au fond de ma tête.
“Tu allais te battre avec eux?” je voulais grogner. Ses instincts étaient mortels - pour elle même. “Tu n'as pas penser à courir?”
“Je tombe souvent quand je cours” dit-elle embarrassée.
“Et appeler à l'aide?”
“J'allais le faire.”
Je secouai la tête incrédule. Comment avait-elle réussit à survivre avant d'arriver à Forks?
“Tu avais raison” lui dis-je, la voix amère. “Je combats vraiment le destin en essayant de garder en vie.”
Elle soupira, regardant à travers la vitre. Puis elle me regarda de nouveau.
“Te verrai-je demain?” demanda-t-elle de façon abrupte.
Puisque j'allais direct en enfer - autant profiter du voyage.
“Oui- j'ai d'un devoir à rendre aussi.” Je lui sourit, ça faisait du bien. “Je te garderai une place à la cantine.”
Son coeur s'emballa, et mon coeur mort sembla soudain se réchauffer.
J'arrêtais la voiture en face de la maison de son père. Elle ne fit aucun mouvement pour sortir, et me quitter.
“Tu promets que tu seras la demain? insista-t-elle.
“Je promets.”
Comment pouvais-je retirer autant de bonheur en faisant le mauvais choix? Il y avait quelque chose d'inapproprié la dedans.
Elle acquiesça pour elle même, et commença a retirer ma veste.
“Garde la” lui assurai-je rapidement.
Je préférai qu'elle garde quelque chose qui m'appartenait. Un symbole, tout comme la capsule de bouteille au fond de ma poche...”Tu n'as pas de veste pour demain.”
Elle me la tendit, souriant d'un air piteux. “Je ne veux pas avoir à expliquer ca à Charlie” me dit-elle.
J'imagine que non. Je lui souriai à mon tour.
“Ah oui bien sur.”
Elle posa sa main sur la poignet, puis arrêta son geste. Elle ne désirait pas partir, et je ne voulais pas la laisser s'en aller.
La savoir sans protection, même pour quelques instants...
Peter et Charlotte était loin déjà, au delà de Seattle, sans aucun doute. Mais il y avait toujours d'autres. Ce monde n'étais pas un endroit sur pour quelque humain que ce soit, et pour elle, cela semblait encore plus dangereux que pour les autres.
“Bella?” demandai-je, surpris pas la simple plaisir que j'avais a à dire son nom.
“Oui?”
“Est ce que tu peux me promettre quelque chose?
“Oui,” accepta-t-elle facilement, puis ses yeux se plissèrent comme si elle avait imaginait une raison d'objecter.
“Ne vas pas dans les bois toute seule” l'avertis-je, me demandant si cette requête était digne de l'objection dans ses yeux.
Elle cligna des yeux, surprise “Pourquoi?”
Je jetai un regard noir au ténèbres. Le manque de lumière n'était pas un problème pour mes yeux, mais cela ne gênerai aucun autre traqueur. Cela aveuglait seulement les humains.
“Je ne suis pas toujours la chose la plus dangereuse ici,” lui dis-je. “Essayons d'en rester là.”
Elle frissonna mais retrouva rapidement son calme, et sourit même en me lançant, “Si tu le dis”.
Son haleine toucha mon visage, si douce et chargée.
j'aurais pu rester ici toute la nuit, mais elle avait besoin de dormir. Les deux désires semblaient d'égal importance alors qu'ils continuaient de se faire la guerre : la vouloir pour moi versus vouloir sa sécurité.
Je soupirant devant l'impossible situation. “Je te vois demain” dis-je, sachant que je la reverrai bien avant cela. Mais elle ne me verrai pas avant demain.
“Ok à demain” acquisca-t-elle en ouvrant la porte.
L'agonie une nouvelle fois la regarder s'éloigner.
Je me penchait vers elle, désireux de la retenir avec moi. “Bella?”
Elle se tourna, figée, surprise que nos visages se retrouve si proches.
Moi aussi j'étais submergé par la proximité. Le chauffage m'envoyai des effluves de son parfum par vague, caressant mon visage. Je pouvais sentir la douceur de sa peau. ..
Son coeur s'emporta et ses lèvres s'ouvrirent.
“Dors bien” murmurai-je, me reculant avant que l'urgence dictée par mon corps - soit la soif familière, ou la toute nouvelle et bizarre faim que je ressentais soudainement - ne me fasse faire quelque chose qui pourrait la blesser.
Elle resta assise dans faire un mouvement pendant un petit moment, les yeux grands ouverts et et stupéfaits. éblouie j'imagine.
Tout comme moi.
Elle reprit ses esprits - son visage restant toutefois un peu perplexe - tomba à moitié de la voiture, s'emmêlant les pieds, se rattrapant à la portière pour se relever.
Je gloussai - trop bas pour qu'elle m'entende.
Je la regardai marcher en trébuchant jusqu'au porche. En sécurité pour le moment. Je reviendrai vite pour m'en assurer.
Je pouvais sentir ses yeux me suivie tandis que je conduisais dans la rue sombre.
C'était une situation tellement différente de ce à quoi je m'étais habitué. D'habitude, je pouvais simplement me regarder m'éloigner à travers les yeux de quelqu'un. C'était étrangement excitant - cette sensation insaisissable de se sentir épié. Je savais que c'était simplement parce qu'il agissait de ses yeux.
Un millions de pensées se chassèrent les unes les autres dans me esprits tandis que je conduisais sans but dans la nuit.
Pendant un long moment je fis des cercles dans les rues, sans direction fixe, pensant à Bella et le soulagement incroyable de savoir qu'elle connaissait la vérité. Je n'avais plus à me soucier qu'elle découvrit qui j'étais réellement. Elle savait. Et ça ne la dérangeait pas. Même si c'était évidemment une mauvaise chose pour elle, c'était étonnamment libérateur pour moi.
Plus que ça, Je pensai à Bella et me récompensait avec l'amour. Elle ne pouvait pas m'aimer comme moi je l'aimais - une chose si irrésistible, dévorante, cet amour écrasant aurait probablement brisé son corps fragile. Mais elle se sentait assez forte. Assez forte pour repousser la peur instinctive. Assez pour vouloir être avec moi. Et être avec elle était le plus grand des bonheurs que je n'avais jamais connus.
Pendant un moment - alors que j'étais seul, ne blessant personne pour une fois - je me permis de ressentir ce bonheur sans la notion tragique. Etre juste heureux qu'elle m'apprécie. Simplement exulter du triomphe d'avoir acquis son affection. Imaginant être prés d'elle jour après jour, entendant sa voix, gagnant ses sourire.
Je rejouai ce sourire dans ma tête, voyant les coins de ses lèvres se lever, les fossettes se dessinant sur ses joues, ses yeux chauds... Ses doigts avaient été si chaud et doux sur ma main ce soir. Je m'imaginai touchant sa peau délicate, en caressant ses joues - soyeuses, chaudes...tellement fragiles. De la soie sur de la glace...affreusement cassable.

Je ne vis pas où mes pensées m'emmenaient jusqu'à ce qu'il ne soit trop tard. Alors que je m'attardais sur sa vulnérabilité dévastatrice, de nouvelles images de son visage firent irruption dans mes fantaisies.
Perdue dans l'ombre, pâle sous l'effet de la peur - pourtant les mâchoires fermes et déterminées, les yeux féroces, pleins de concentration, son corps fin tendus pour attaquer les imposantes formes rassemblées autour d'elle, des cauchemars dans l'obscurité...
“Ah”, grognai-je mijotant dans la haine, que j'avais perdu face à cette joie, prêt a éclater de nouveau dans un accès de rage.
J'étais seul. Bella était, je le croyais, en sécurité chez elle; pour un moment j'étais furieusement content que Charlie Swan - chef de la Police Locale, entraîné et armé - soit ton père. Cela voulait forcement dire quelque chose, procurer un bouclier à Bella.
Elle était en sécurité. Cela ne me ralentirait pas ma vengeance...
Non. Elle méritait mieux. Je ne la laisserait pas s'enticher d'un meurtrier.
Mais...que faire des autres?
Bella était en sécurité, certes. Angela et Jessica l'étaient aussi, sûrement, au fond de leurs lits.
Et pourtant un monstre était libre dans les rues de Port Angeles. Un monstre humain - cela devenait-il un problème exclusivement humain? Commettre le meurtre que je désirai commettre ce soir était mal. Je le savais. Mais le laisser en liberté, libre d'attaquer de nouveau ne pouvais pas être bien non plus.
L'hôtesse blonde du restaurant. La serveuse que je n'avais pas vraiment regardé. Les deux m'avaient irrité d'une façon très triviale, mais cela ne voulait pas dire qu'elle méritait d'être mises en danger.
N'importe laquelle d'entre elles pouvait être la Bella de quelqu'un.
Le fait de réaliser cela me décida.
Je dirigeai la voiture vers le Nord, accélérant, maintenant que j'avais un but. Dés que j'avais un problème qui me dépassait - quelque chose de tangible comme celui ci - je savais ou aller pour trouver de l'aide.
Alice était assise sur le porche, m'attendant. Je me garai en face de la maison plutôt que de faire le tour du garage .
“Carlisle étudie" dit Alice avant même que j'ai demandé.
“Merci” dis-je ébouriffant ses cheveux au passage.
Merci de m'avoir rappelé, pensa-t-elle pleine de sarcasmes.
“Oh”. Je m'arrêtai prés de la porte, sortant le téléphone et l'ouvrant au passage. “Désolé, je n'ai même pas vérifié qui m'avait appelé. j'étais...occupé.”
“Oui, je sais. Je suis désolé moi aussi. Quand j'ai vu ce qu'il se tramait tu étais déjà en chemin.”
“C'était juste” murmurai-je.
Désolée, repeta-t-elle, honteuse.
Il m'était facile d'être généreux en sachant Bella en sécurité. “Ne le soit pas. Je sais que tu ne peux pas tout voir. Personne ne s'attend à ce que tu sois omnisciente Alice.”
“Merci”
“J'ai faillit t'inviter à dîner ce soir - est ce que tu as vu ça avant que je ne change d'avis?”
Elle me fit un grand sourire. “Non, j'ai loupé ça aussi. J'aurais aimé savoir. Je serais venue.”
“Sur quoi te concentrais-tu pour louper tant de choses?
Jasper pense à notre anniversaire. Elle rit. Il essait de ne pas prendre de décision pour mon cadeau, mais je pense avoir un bonne idée...
“Tu es scandaleuse.”
“Yep.”
Elle pressa ses lèvres puis me fixa, un pointe d'accusation dans son expression. Je ferai plus attention plus tard. Vas-tu leur dire qu'elle sait?
Je soupirai. “Oui, plus tard.”
Je ne dirai rien. Fais moi une faveur et attend que je ne sois pas dans le coin pour le dire à Rosalie, ok?
Je tressailli. “Bien sur”
Bella l'a bien pris.
“Trop bien”
Alice me sourit de nouveau. Ne la sous-estime pas.
J'essayais de bloquer l'image que je ne voulais pas voir - Bella et Alice, meilleures amies.
Impatient à présent, je soupirai fortement. Je voulais en finir avec la prochaine étape de la soirée. Mais j'étais inquiet de quitter Forks...
“Alice...” commencai-je. Elle vit ce que je prévoyais de lui dire.
Tout ira bien pour elle ce soir. Je surveille à présent. Elle a vraiment besoin d'une surveillance 24h/24 n'est ce pas?
“Au moins.”
“De toutes façon, tu seras bientôt avec elle.”
Je pris une grande respiration. Ces mots étaient si beaux.
“Vas-y - finis en avec ça pour que tu puisses être la ou tu veux être.” me dit-elle.
J'acquiesçais, et me dépêchais de monter dans la chambre de Carlisle.
Il m'attendait, les yeux sur la porte plutot que sur le gros livres posé sur son bureau.
“J'ai entendu Alice te dire où me trouver” dit-il en souriant.
C'était un soulagement d'être avec lui, de voir son empathie et cette profonde intelligence dans ses yeux. Carlisle saurait quoi faire.
“J'ai besoin d'aide.”
“Ce que tu veux Edward” promit-il.
“Est ce que Alice t'as dit ce qui est arrivé à Bella ce soir?”
Ce qui est presque arrivé corrigea-t-il.
“Oui presque. J'ai un dilemme Carlisle. Tu vois, je veux...vraiment...le tuer.” Les mots sortirent vite et avec passion. “Tellement. Mais je sais que c'est mal, parce que c'est de la vengeance, pas de la justice. De la haine sans impartialité. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas juste de laisser un violeur et tueur en série déambuler dans les rues de Port Angeles! Je ne connais pas d'humains là bas, mais je ne peux pas laisser quelqu'un prendre la place de Bella comme victime. Ces autres femmes - quelqu'un pourrait ressentir pour celle ce que je ressens pour Bella. Ils pourraient souffrir autant que moi si elle avait été blessé. Ce n'est pas juste - “
Son large sourire imprévu m'arrêta dans mon flot de paroles.
Elle est bien pour toi n'est ce pas? Tellement de compassion, tellement de contrôle, je suis impressionné.
“Je ne fais pas la pèche au compliment Carlisle.”
“Bien sur que non. Mais je ne peux pas retenir mes pensées n'est ce pas?” Il sourit de nouveau.” Je vais m'en occuper. Tu peux te relaxer. Personne ne sera blesser à la place de Bella."
Je vis le plan dans sa tête. Ce n'était as exactement ce que je voulais, cela ne satisferait pas ma soif de brutalité, mais je pouvais voir que c'était la bonne chose à faire.
“Je vais te montrer ou le trouver” dis-je.
“Allons-y.”
Il attrapa son sac noir au passage. J'aurais préféré une forme de sédation plus agressive - comme lui briser le crâne - mais je laisserai Carlisle gérer cela à sa façon.
Nous primes ma voiture. Alice était toujours sur les marches. Elle fit un grand sourire et nous salua de la main tandis que nous nous éloignions. Je savais qu'elle avait regardé le futur pour moi; nous n'aurions aucune difficulté.
Le voyage fut rapide sur la sombre route déserte. J'éteignais mes phares pour ne pas ne pas attirer l'attention. Cela me fit sourire d'imaginer comment Bella réagirait à ce la vitesse à laquelle nous roulions à présent. Je serais déjà en train de rouler plus lentement que d'habitude - pour prolonger le temps passé avec elle - dés qu'elle objecterait.
Carlisle pensait à Bella aussi.
Je n'avais pas prévu qu'elle serait aussi bénéfique pour lui. C'est inattendu. Peu-être que cela devait se dérouler ainsi. Peut-être qu'il y a quelque chose derrière tout ça. Seulement...
Il s'imagina Bella la peau froide, les yeux rouges sang, puis fit disparaître cette image.
Oui. Seulement. Bien sur. Qu'y aurait-il de bon à détruire quelque chose de si pure et adorable?
Je jetai un regard dehors, toute ma joie de cette soirée détruite par ses pensées.
Edward mérite le bonheur. Il l l'a acquis. Cette férocité dans les pensées de Carlisle me surpris. Il doit y avoir un moyen.

J'aurai aimé croire à ses paroles - n'importe laquelle des deux. Mais il n'y avait rien derrière ce qui arrivait à Bella. Juste le destin, vicieux, horrible, amère, qui ne voulait pas donner à Bella la vie qu'elle méritait.
Je ne m'attardais pas à Port Angeles. J'amenai Carlisle dans la rue ou la créature dénommée Lonnie noyait sa déception avec ses amis - deux d'entre eux s'étaient déjà évanouis. Carlisle pouvait voir à quel point cela était dur pour moi d'être aussi prés - d'entendre les penser de ce monstres, de voir ses souvenirs, les souvenirs de Bella mélangés à ceux d'autres filles pas assez chanceuse pour se faire sauver.
Ma respiration s'accéléra. Je serrai le volant.
Va-t-en Edward, me dit-il gentiment. Je vais m'en occuper. Rejoins Bella.
C'était exactement ce qu'il fallait me dire. Son nom était la seule distraction pour moi à ce moment.
Je le laissait dans la voiture et courus jusqu'à Forks, tout droit, à travers la foret endormie. Cela me prit moins de temps qu'à l'aller dans la voiture. Seulement quelques minutes après, j'escaladais le flan de sa maison, me glissant à travers la fenêtre.
Je soupirai silencieusement, soulagé. Tout était en place. Bella était en sécurité dans son lit, rêvant, ses cheveux mouillés, emmêlés tels des algues sur son oreiller.
Mais, contrairement aux autres nuits, elle était recroquevillée dans ses draps, les coins de sa couette bien calés sous ses épaules. Elle avait sûrement froid. Avant que je puisse m'asseoir dans ma chaise habituelle, elle frissonna dans son sommeil, et ses lèvres tremblèrent.
Je réfléchis durant un moment, puis me décontracté en sortant dans le couloir, explorant une nouvelle partie de a maison pour la première fois.
Les ronflements de Charlie étaient assez forts. Je pouvais presque attraper ses rêves. Quelque chose concernant la force de l'eau, et l'attente patiente...une partie de pêche, peut-être?
Là, en haut des escaliers se trouvait un placard plein de promesses. Je l'ouvris, plein d'espoir, en trouvant ce que je cherchai. Je pris la plus grosse des couvertures de la toute petite étagère, et la ramenait dans sa chambre. Je la rangerait avant qu'elle ne se réveille, et personne n'en saurait jamais rien.
Retenant ma respiration, j'étalai précautionneusement la couverture sur elle; elle ne réagit pas à l'excédant de poids. Je retournai dans la chaise à bascule.
Tandis que j'attendais anxieusement qu'elle se réchauffe, je pensai à Carlisle, me demandant ce qu'il faisait en ce moment. Je savais que son plan se déroulerait sans problème - Alice l'avait vu.
Penser à mon père me fit soupirer - Carlisle me faisait trop confiance. J'aurais aimé être l personne qu'il pensait que j'étais. Cette personne, celle qui méritait d'être heureux, qui pourrait espérer être digne de cette fille endormie. Combien les choses seraient différentes si je pouvais être cet Edwatd la.
Alors que je méditai la dessus, une image étrange surgit dans mon esprit.
Pendant un moment, le destin maléfique que j'avais imaginé, celui qui annonçait la destruction e Bella, fut remplacé par le plus fou et téméraire des anges. Un ange gardien - quelque chose qui ressemblait à la version de Carlisle me concernant. Avec un sourire insouciant sur ses lèvres, les yeux bleus ciel pleins d'espièglerie, l'ange représentant Bella d'une telle façon qu'il m'était impossible de la négliger. Un parfum d'un puissance ridicule demandant mon attention, l'esprit silencieux enflammant ma curiosité, une beauté silencieuse retenant mes yeux, un esprit altruiste pour gagner mon estime. Enlever l'instinct naturel de survie - pour que Bella puisse accepter de rester auprès de moi - et finalement, ajouter un don pour attirer les ennuis.
Avec un rire imprudent, l'ange irresponsable propulsa sa fragile création directement sur mon chemin, croyant allègrement que ma moralité défectueuse suffirait à maintenir Bella en vie.
Dans cette vision je n'étais pas la punition de Bella, elle était ma récompense.
Je secouais ma tête devant la fantaisie cet ange sans jugeote. Il n'était pas mieux que le destin maléfique. Je ne pouvais pas m'incliner devant un pouvoir supérieur qui agirait de manière si stupide et dangereuse. Au moins le destin, je pouvais le combattre.
Et je n'avais pas d'ange. Ils étaient réservés aux bonnes gens - les gens comme Bella. Ou donc était passé son ange? La surveillait-il?
Je riais en silence, surpris en réalisant, qu'à ce moment précis, je remplissais ce rôle.
Un ange vampire - c'était extensible.
Environ une demi heure plus tard, Bella se relaxai sous son cocon. Sa respiration s'enfonça et elle commença a murmurer. Je souris, satisfait. C'était une petite chose, mais au moins, elle dormirait mieux ce soir, parce que j'étais là.
“Edward” soupira-t-elle, et elle sourit, elle aussi.
Je repoussai la tragédie pour le moment, me laissant être de nouveau heureux.


Une nouvelle fois, l'argent était prêt dans ma main. Je lui rendis directement le portefeuille, pour qu'elle ne passe pas son temps à attendre un coup de téléphone qui ne viendrait pas.
“Gardez la monnaie,” lui lançai-je, espérant que le montant du pourboire lui ferait ravaler sa déception.
Je me levai, et Bella me suivit aussitôt. Je voulus lui offrir ma main, mais je songeai que cela serait un peu pousser ma chance pour ce soir. Je remerciai la serveuse, sans jamais quitter le visage de Bella des yeux. Bella semblait trouver quelque chose amusant, elle aussi.

Nous sortîmes; je marchai aussi près d'elle que je l'osai. Assez près pour que la chaleur émanant d'elle se ressentait sur tout le côté gauche de mon corps et me donnait l'impression de la toucher. Au moment où je lui tenais la porte du restaurant, elle soupira, et je me demandai quel regret la rendait triste. Je plongeai mon regard dans ses yeux, sur le point de le lui demander, mais elle baissa subitement son regard, l'air embarrassé. Cela me rendit plus curieux encore, tout en me rendant plus réticent à le lui demander. Le silence continua entre nous tandis que je j'ouvrai sa portière, puis montai dans la voiture.

Je mis le chauffage en marche – les beaux jours avaient laissé brutalement place à un temps bien plus froid, ce qui devait lui être désagréable. Elle s'emmitoufla dans ma veste, un léger sourire sur les lèvres.

J'attendis, remettant la conversation à plus tard, jusqu'à ce que les lumières de la ville s'éloignent. Je me sentis plus seul avec elle.
Quelle était la bonne chose? Maintenant que je lui consacrais toute mon attention, la voiture semblait vraiment très étroite. Son odeur se répandait, accentuée par le chauffage, de plus en plus entêtante. Elle grandissait comme une force à part entière, une entité de plus dans la voiture. Une présence qui réclamait sa reconnaissance.

Elle l'eut; je brûlai. La brûlure était pourtant supportable. Elle me semblait étrangement appropriée. On m'avait tant donné ce soir – bien plus que je ne l'avais espéré. Et elle était là, toujours à mes cotés par sa propre volonté. Je devais quelque chose en retour. Un sacrifice. Une offrande dans les flammes.

Si seulement je pouvais en rester là; brûler, c'est tout. Mais le venin se déversait dans ma bouche, et mes muscles se raidirent en anticipation, comme si j'étais en train de chasser...

Il fallait que je bannisse de telles pensées de mon esprit. Et je savais ce qui me distrairait.
“Et maintenant,” lui dis-je, la peur de sa réponse prenant la place de la brûlure. “À ton tour.”

Petits points de traductions: J'ai parfois dévié de la traduction des paroles dans Fascination:
*Les paroles traduites dans Fascination sont en fait “Quoi?” mais j'ai trouvé que ça ne collait pas, alors j'ai traduit plus littéralement.
**Idem: “Assurément.”
***Idem: j'ai ajouté le “écoutant,” parce que c'était ce sur quoi les pensées d'Edward se focalisaient.
****Idem: “Quand tu veux”.
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# Posted on Saturday, 03 October 2009 at 8:53 AM

twilight du poin de vu d'Edward

twilight du poin de vu d'Edward
CHAPITRE 11 : Interrogations
Je fus heureux d'avoir pu voir les nouvelles avant d'avoir dû partir à l'école, anxieux de savoir comment les humains auraient arrangés cela, et quel attention ils auraient manifesté. Heureusement, c'était un jour assez dur. Il y avait eut un séisme en Amérique du sud et un kidnapping politique dans le milieu Est. Donc cela ne fut que quelques secondes à écouter, quelques phrases et une photo grisâtre.

" Alonzo Calderas Wallace, suspecté de viole en série et de meurtre et recherché dans l'état du Texas et de Oklahoma, a été appréhendé la nuit dernière à Portland, Oregon remercie l'aide anonyme. Wallace a été trouvé inconscient dans une allée tôt ce matin, à quelques mètres de la station de police. Les autorités supérieurs sont incapables de nous dire à cette heure s'il sera extradé à Houston ou à Oklahoma city pour passer en jugement.

La photo n'était pas claire, une photo d'identité et il avait une épaisse barbe au moment de la photographie. Même si Bella la voyait, elle ne le reconnaitrait probablement pas. Je l'espère, ça ne pourrait que l'effrayer inutilement.
" Notre couverture en ville ne sera pas dévoilé. C'est trop loin pour que ce soit considéré comme un intérêt local" me dit Alice. " C'était une bonne chose que d'appeler Carlisle pour qu'il s'en charge en dehors de l'état".

J'acquiesçai. Bella n'était pas du genre à trop regarder la télévision et je n'avais jamais vu son père regarder autre chose que la chaîne des sports.

J'avais fait ce que je pouvais. Ce monstre n'hanterait plus personne et je n'étais pas un assassin. Pas récemment du moins. J'avais raison de faire confiance à Carlisle, même si je souhaitais que ce monstre ne pu s'en tirer aussi facilement. Je me consolais en me disant qu'il serait probablement extradé au Texas, ou la peine de mort était encore dans les m½urs...

Non, ça n'avait pas la moindre importance. Je voulus jeter ses idées loin derrière moi et me concentrer sur ce qui était le plus important.

Je quittai la chambre de Bella une heure avant l'aube. J'étais déjà pressé de la revoir.
" Alice est-ce que tu vois ..."

Elle m'arrêta dans ma phrase. " Rosalie va conduire. Elle va se montrer très désobligeante mais tu sais qu'elle saisit la moindre occasion pour montrer à tout le monde sa voiture. " Elle se tordit de rire.
Je fis un rictus. " On se voit à l'école ".
Alice soupira et mon rictus devint une grimace.

Je sais je sais, pensa-t-elle, pas encore. J'attendrais que tu sois pret a me présenter Bella. Tu devrais le savoir, pense un peu, ce n'est pas qu'une envie égoïste, Bella va aussi m'aimer.

Je ne lui répondis pas et me pressa vers la porte. C'était une différente façon de voir les choses. Est-ce que Bella voudrait connaitre Alice? D'avoir un vampire pour amie ?

Connaissant Bella cette idée ne l'aurait probablement pas ennuyé le moins du monde.
Je désapprouva mon idée. Ce que Bella voudrait et ce qu'y était le mieux pour elle était deux choses distinctives.

Je commençai a me sentir mal à l'aise lorsque je garais ma voiture dans le chemin de Bella. Le principe humain voulait que tout soit plus claire au réveil-- les choses changent quand la nuit passe dessus. Est-ce que je paraitrais différent aux yeux de Bella dans cette faible lumière de jour brumeux? Plus ou moins sinistre que je ne le fus durant la nuit noire? A-t-elle compris la vérité lorsqu'elle dormait? Est-ce que finalement elle sera effrayée?
Ses rêves étaient, cependant, tranquilles durant toute la nuit. Quand elle répétait inlassablement mon prénom, elle souriait. Plus que la fois où elle suppliait que je reste. Est-ce que cela ne signifierait-il rien aujourd'hui?

J'attendais, nerveux, l'écoutant à l'intérieur de la maison- Les rapides pas trébuchant dans les escaliers, la nette déchirure d'un papier en aluminium, le contenu du réfrigérateur s'écrasant les uns sur les autres lorsque la porte de celui-ci se ferma précipitamment. Tout semblait porter à croire qu'elle se pressait. Anxieuse d'aller à l'école? Cette pensée me fit sourire, plein d'espoir une fois de plus.
Je regardais l'heure. Je supposais -- prenant en compte que la vitesse de sa camionnette décrépie la limiterait bien -- qu'elle était apparemment un peu en retard.

Bella sortit précipitamment de la maison, son sac à dos glissant de dessus ses épaules, ses cheveux enroulés dans un tourbillon désordonné s'étaient déjà déroulé de sa nuque à son cou. L'épais pull vert qu'elle portait n'était pas assez pour couvrir ses fines épaules contre le brouillard glacé.

Le long pull était trop grand pour elle, peu flatteur. Il masquait sa fine silhouette, détournant toute sa délicate cambrure et ses lignes douces dans un bazare sans forme. Je l'appréciais presque, d'autant plus que j'espérais bien qu'elle porte quelques chose d'autres que cette simple chemise bleu qu'elle portait la nuit dernière... l'étoffe était collée à sa peau d'une manière très attractive, taillé assez court pour révéler l'hypnotique manière qu'avait sa clavicule à frôler le creux sous sa gorge. Le bleu avait coulé comme de l'eau sur la délicate silhouette de son corps...

C'était mieux- essentiel- que je garde mes pensées éloignées, éloignées de cette silhouette et je fus heureux de voir le grossier pull qu'elle portait. Je ne pouvais me permettre de faire d'autres erreurs, ce serait une monumentale erreur de s'obstiner sur cet étrange désir ressenti à la pensée de ses lèvres... de sa peau ... de son corps...qui me chavirait intérieurement. Désir qui m'avait échappé pendant une centaine d'années. Mais je ne pouvais pas m'autoriser à penser à la toucher, car c'était impossible.
Je la briserai.

Bella tourna le dos à la porte et se précipita en courant pratiquement vers ma voiture sans même la remarquer.
Puis elle dérapa en s'arrêtant, ses genoux serrés comme un poulain surpris. Son sac glissa dans sa main et ses yeux s'ouvrirent d'étonnement quand elle vit ma voiture.
Je sortis, ne prenant pas la peine de prendre une allure humaine et lui ouvris la portière passager. Je ne voulais plus la duper maintenant - quand nous étions ensemble, au moins, j'avais été moi même.
Elle leva les yeux vers moi, surprise une fois de plus comme je me matérialisais apparemment hors du brouillard. Puis la surprise dans ses yeux se changea en autre chose, et je ne fus plus très longtemps terrifié-- ou plein d'espoir -- quand je vis que ses sentiments pour moi n'avaient en rien changés durant la nuit. Chaleur, émerveillement, fascination, tous nageaient dans ses yeux fondu de chocolat.

" Est-ce que tu veux monter avec moi aujourd'hui?" Lui demandais-je. A l'inverse du diner d'hier soir, je lui laissais le choix. A partir de maintenant, tout ne sera que de son choix.
" Oui, merci" Murmura-t-elle en grimpant dans ma voiture sans aucune hésitation.
Est-ce que ça cesserait de m'enthousiasmer ainsi, est-ce que j'étais le seul à qui elle avait dit oui? J'en doutais.
Je fis rapidement le tour de la voiture, pressé de la rejoindre. Elle ne montrait pas de signes de choc quand à ma réapparition soudaine.

Le bonheur que je ressentis lorsqu'elle s'assit à côté de moi de cette manière fut sans précédent. Plus fort même que l'amour et la relation étroite que j'entretenais avec ma famille, malgré tout les plaisirs si variés et les distractions que ce monde avait à offrir, je n'avais jamais été aussi heureux qu'à cet instant. Même en sachant que tout ceci était faux, qu'il ne pouvait y avoir de fin heureuse, je ne pu garder ce sourire sur mon visage bien longtemps.

Ma veste était posée sur l'appui tête de son siège. Je la vis la contempler.
" Je t'ai apporté la veste," Lui dis-je. C'était mon excuse, comme si j'avais besoin d'en trouver une pour m'avoir montrer sans être inviter ce matin. Il faisait froid. Elle n'avait pas de veste. C'était une forme acceptable de chevalerie. " Je ne voudrais pas que tu tombe malade ou autre".
" Je ne suis pas si fragile" dit-elle, s'attardant plus sur mon torse que sur mon visage, comme si elle hésitait à rencontrer mes yeux. Mais elle mit le manteau avant même que je lui commande ou que je l'enjôle.
" Ah bon?" Me murmurais-je à moi-même.
Elle regarda la route quand j'accelerai près de l'école. Je ne pu endurer ce silence pendant ces quelques secondes. J'avais besoin de savoir à quoi elle pensait ce matin. Trop de choses avaient changés entre nous depuis la dernière fois où le soleil s'était levé.
" Quoi? Pas de vingtaines de questions aujourd'hui?" Lui demandais-je, remettant les choses sur le tapis une fois de plus.
Elle sourit, visiblement heureuse que j'aborde le sujet. " Est-ce que mes questions t'ennuient?"
" Pas autant que tes réactions" Lui répondis-je tout à fait honnêtement, lui rendant son sourire.
Son sourire changea de côté pour se transformer en grimace. " Est-ce que je réagis mal?"
" Non, c'est bien là le problème. Tu prend tout de façon si détendu -- c'est pas normal". Pas un seul cri. Comment c'est possible? " Cela me pousse à m'interroger sur ce que tu pense vraiment".
" Je ne t'ai jamais caché ce que je pense".
" Tu contourne souvent ".
Ses dents se pressèrent contre ses lèvres. Elle ne semblait pas remarqué qu'elle faisait cela -- c'était une réponse inconsciente à sa tension. " Pas tellement ."
Ces simples mots furent assez pour révéler ma furieuse curiosité. Qu'est-ce qu'elle m'avait intentionnellement caché?
" Assez pour me rendre dingue " Lui dis-je.
Elle hésita puis murmura, " Tu ne veux pas le savoir ".

Je du réfléchir pendant un instant, parcourant notre conversation entière de la nuit dernière, mot pour mot, avant de faire la connexion. Peut-être que cela prenait trop de concentration car je ne pouvais rien imaginer que je ne veuilles savoir sur elle. Et puis-- parce que le ton de sa voix était le même que celui de la nuit dernière, il y avait soudainement de la peine ici encore-- je me souvint. Une fois, je lui ai demandé de ne pas me dire ses pensées. Ne dis jamais ça je voulais tous sauf lui crier dessus. Je l'avais fait pleurer...
Est-ce que c'était ce qu'elle me cachait? La profondeur de ses sentiments à propos de moi? Le fait que je sois un monstre qui n'ai pas d'importance pour elle et qu'elle pense qu'il est trop tard pour elle de changer sa décision?

Je ne fus pas capable de parler, car la joie et de la peine étaient tout deux trop fort à décrire en mots, le conflit entre les deux était trop sauvage pour que je me permette une réponse cohérente. Ce fut le silence dans la voiture à l'exception du battement de son c½ur et de ses poumons.
" Ou est le reste de ta famille?" Demanda-t-elle soudainement.
Je pris une profonde inspiration-- inscrivant l'odeur dans la voiture avec une véritable souffrance pour la première fois, je pouvais faire avec maintenant, je le réalisai avec satisfaction-- et je me forçai de le refaire avec plus de décontraction.
" Ils ont pris la voiture de Rosalie". Je me garais à une place libre à côté de la voiture en question. Je cachai mon sourire quand je vis ses yeux s'élargirent. " Ostentatoire, non?"
" Hum, wow, si elle à ça, pourquoi est-ce qu'elle monte avec toi?".
Rosalie aurait adoré la réaction de Bella... si elle avait été objective quand à elle évidemment, ce qui n'arrivera surement pas.
" Comme je l'ai dit, ostentatoire, on essaie de paraitre comme les autres."
" C'est raté " me répondit-elle avant de s'esclaffer librement.
Le son joyeux et complètement serein de son rire me réchauffa ma poitrine vide alors même que ma tête se noyait dans les doutes.
" Alors pourquoi Rosalie a-t-elle voulu venir de façon aussi ostentatoire aujourd'hui?" demanda-t-elle.
" Tu n'as pas remarqué? J'enfreins toutes les règles maintenant ".
Ma réponse se devait d'être légèrement effrayante-- mais bien sûr Bella sourit.
Elle n'attendit pas que je lui ouvre la porte, comme la nuit précédente. Je du feindre la normalité en arrivant à l'école- c'est pourquoi je ne pu bouger aussi vite pour le prévoir- mais elle allait juste devoir s'habituer à être traité avec courtoisie et faire avec très vite.

Je marchais aussi près d'elle que je pouvais me le permettre, faisant particulièrement attention a ce que ma proximité ne l'irrite en rien. Par deux fois ses mains s'agitèrent vers moi puis elle les ramena à elle. Comme si elle voulait me toucher... Mon souffle s'accéléra.
"Pourquoi avez-vous des voitures pareilles si vous voulez passer inaperçu?" Me demanda-t-elle pendant qu'on marchait.
" Une satisfaction" Admis-je, " Nous aimons tous la vitesse ".
Elle ne sembla pas remarquer mon petit sourire satisfait du coin.

Oh non ! J'y crois pas ! Comment diable Bella a-t-elle pu enlever ça? Je ne comprend pas pourquoi !

Le mental de Jessica, complètement sidéré, interrompu mes pensées. Elle attendait Bella, s'étant réfugié de la pluie sous le haut-vent de la cafétéria, le manteau d'hiver de Bella dans ses mains. Ses yeux s'étaient élargie avec incrédulité.
Bella la remarqua aussi, peu après. Une touche de rose s'afficha sur sa joue lorsqu'elle vit l'expression de Jessica. Les pensées de celle-ci étaient totalement lisibles sur son visage.
" Ah Jessica, merci d'y avoir repensé " La remercia-t-elle. Elle saisit la veste que lui tendait la jeune fille, complètement abasourdit.
Je me devais d'être poli avec les amis de Bella, qu'ils soient de bons amis ou non.
" Bonjour Jessica".

Whoa ....

Ses yeux clignèrent tout en s'élargissant. C'était bizarre et amusant ... et, honnêtement, un peu embarrassant... de réaliser combien la proximité de Bella m'avait adoucit. C'était comme si personne n'était plus effrayé par moi. Si Emmett l'avait vu, surement qu'il en aurait ri pendant le siècle futur.
" Heu...salut " Balbutia Jessica, puis son regard se posa sur Bella avec beaucoup de significations. " Je suppose qu'on se voit en maths ".

Tu a intérêt a cracher le morceau. Je ne vais pas rester sans réponses. Détails! Je veux des détails! Mince! Edward Cullen! La vie est trop injuste!.

La bouche de Bella se contracta. " Ok, je te vois là-bas ".

Les pensées de Jessica défilaient aussi vite qu'elle se pressait pour son premier cours, jetant un dernier coup d'½il en arrière pour nous regarder.

Toute l'histoire. Je n'accepterais rien de moins. Est-ce qu'ils avaient prévu de se rencontrer la nuit dernière? Est-ce qu'ils sortent ensemble? Depuis combien de temps? Pourquoi elle a gardé le secret? Qu'elle ce qu'elle veut? C'est pas un truc passager ça-- elle doit vraiment être a fond sur lui. Est-ce qu'il y a d'autres choses? De toute façon je le trouverai! Je ne supporte pas de ne rien savoir ! Je me demande si elle est avec lui? Oh mince...

Les pensées de Jessica furent soudainement décousues et elle se laissa aller à quelques imaginations fantaisistes dans les remous de ses pensées. Je tressaillis à ses spéculations, et pas seulement parce qu'elle s'était représentée à la place de Bella dans ses images mentales.
Cela ne pouvais pas être ça. Et pourtant je ...je le voulais...
Je résistai à l'envie de l'admettre, même à moi-même. Dans combien de voies mauvaises j'allais emmener Bella? Dans combien de ces voies cela se finit-il avec sa mort?
Je secouai ma tête et essayai de me détendre.

" Qu'est-ce que tu vas lui dire?" Demandais-je à Bella.
" Hé ! ", murmura-t-elle férocement, " je croyais que tu ne pouvais pas lire dans mes pensées ! ".
" Je ne peux pas". Je la regarda, surpris, essayant de trouver un sens a ses mots. Ah -- nous avions du penser à la même chose en même temps. Hmmm... j'aimais plutot ça.
" Cependant" Lui dis-je, " je peux lire les siennes -- elle va bien te cuisiner en classe "

Bella soupira et laissa glisser ma veste de ses épaules. Je n'avais pas réalisé de suite qu'elle l'enlevait-- je ne lui aurait pas demandé, j'aurai plutôt préféré qu'elle la garde... un signe - mais je fus trop lent à offrir mon aide. Elle me remit la veste et passa ses bras autour d'elle, sans même remarquer que mes mains étaient tendu près d'elle comme pour l'assister. Je fronçai des sourcils mais contrôlai mon expression avant qu'elle ne le remarque.

" Alors, que vas-tu lui dire?" la pressais-je.
" Un peu d'aide, qu'est-ce qu'elle veut savoir?"
Je souris et secouai la tête. Je voulais savoir ce qu'elle pensait sans avoir une réplique. "Ce ne serait pas du jeu ."

Ses yeux se plissèrent " Non, de ne pas me dire ce que tu sais, voilà ce qui n'est pas du jeu ".
C'est vrai, elle n'aimait pas les doubles standards.
Nous marchions jusqu'à la porte de sa classe -- là où je devrais la laisser. Je me demandai naïvement si Mme Cope serait d'accord avec un quelconque changement d'horaire de ma classe d'anglais... je devais me concentrer. Je pouvais être bon joueur.
" Elle voudrait savoir si nous sortons secrètement ensemble " Lui dis-je lentement, " Et elle voudrait savoir ce que tu ressens pour moi ".
Ses yeux s'élargirent, pas surpris mais plutôt astucieux à présent. Ils étaient ouvert pour moi, lisibles. Elle jouait les innocentes.
" Mince", murmura-t-elle, "qu'est-ce que je dois dire?".
" Hmmm " Elle essayait toujours de me faire dire plus qu'elle ne donnait. Je réfléchis à la manière de répondre.

Une capricieuse mèche de ses cheveux, légèrement humidifié par le brouillard se drapa à travers ses cheveux et s'enroula là où sa clavicule était cachée par ce ridicule pull. Cela attira mes yeux ...les attirant vers d'autres lignes cachées...
Je l'atteignis avec précaution, sans toucher sa peau -- la matinée était bien assez glacé sans avoir a subir mon touché -- et l'enroula en le remettant à sa place dans son chignon improvisé, comme ceci, elle ne me distraira plus. Je me souvins du moment où Mike Newton avait touché ses cheveux et ma mâchoire se crispa a ce souvenir. Elle s'était vivement dérobé à lui à ce moment là. Sa réaction à présent n'avait rien de comparable, à la place, il y avait un léger élargissement dans ses yeux, un flux de sang sous sa peau et soudainement, un rythme irrégulier des battements de son c½ur.

J'essaya de dissimuler mon sourire alors que je répondais à sa question.
" Je suppose que tu peux répondre à l'affirmatif à la première question... si ça ne te dérange pas" -- son choix, toujours son choix, " ce serait plus facile que tout autre explication. "
" Ca ne me dérange pas " Murmura-t-elle. Son c½ur ne trouvait toujours pas de rythme normal.
" Quant à la deuxième question ... " je ne pu cacher mon sourire plus longtemps. " Et bien, disons que je tâcherai de l'écouter pour en connaitre la teneur".
Laissons Bella avaler cela. Je retins mon rire à la vision du choc sur son visage.
Je me retournai rapidement, avant qu'elle n'ait pu me demander d'autres réponses. Ce fut difficile de ne pas lui donner tout ce qu'elle demandait. Et je voulais entendre ses pensées, pas les miennes.

" On se voit au déjeuner " Lui lançais-je par dessus mon épaule, une excuse pour enrayer le fait qu'elle me regardait encore, les yeux grands ouverts. Sa bouche encore béante. Je m'en allais , riant.
Alors même que je m'en allais j'étais vaguement attentif aux choc et aux spéculations dans les pensées qui tourbillonaient autour de moi -- des yeux allant du visage de Bella et me suivant dans ma retraite. Je ne leur accordai pas plus d'attention. C'était assez dur de restreindre mes pieds à une allure normal alors que je me dirigeais dans l'herbe mouillé vers ma classe. Je voulais courir-- mais vraiment courir, si vite que je donnerai l'impression de disparaitre, si vite que j'aurai l'impression de voler. D'ailleurs, une partie de moi volait déjà.

Je mis ma veste en entrant en classe, permettant ainsi a son odeur de m'envahir legerement. J'allais bruler à présent -- laissant cette odeur me désensibiliser -- et plus tard il sera plus facile de l'ignorer, lorsque je serai avec elle à midi ....
C'était une bonne chose que mes professeurs ne m'ennuient plus à m'interroger. Aujourd'hui était peut être le seul jour où ils pouvaient me prendre à défaut, non préparé et sans réponses. Mon esprit était dans tellement d'endroit ce matin, il n'y avait que mon corps dans la classe.
Bien sur je guettais Bella . C'était devenu naturel -- aussi automatique que la respiration. J'entendis sa conversation avec le démoralisant Mike Newton. Elle dirigea rapidement la conversation sur Jessica et je souris si ouvertement que Rob Sawyer, qui était assit au bureau à ma droite, tressaillit visiblement et glissa profondement dans son siège, loin de moi.

Hugh... terrifiant

Bien, je n'avais pas totalement perdu la main.
J'écoutais vaguement les pensées de Jessica, la regardant peaufiner les questions destinées à Bella.
Je pouvais à peine attendre la quatrième heures, 10 fois plus avide et anxieux qu'une humaine curieuse à l'attente de nouveaux potins.

Puis j'entendis aussi Angela Weber.
Je n'avais pas oublié la gratitude que j'éprouvai pour elle -- pour ne penser à rien d'autres que des choses bienfaisantes sur Bella en premier lieu -- mais aussi pour son aide la nuit dernière. Donc j'attendais durant toute la matinée, cherchant quelque chose qu'elle voudrait. Je supposais que ce serait simple, comme un autre humain, il devait bien y avoir quelques babioles ou amusement qu'elle voulait tout particulierement. Ou plusieurs, probablement. Je lui donnerais tout anonymement.

Mais Angela s'avera presque aussi désobligeante que Bella avec ses pensées. Elle était étrangement contenté pour une adolescente. Heureuse. Peut-être était-ce là une raison à son inhabituelle gentillesse -- elle était l'une de ses rares personnes qui avait tout ce qu'elles désiraient et qui voulaient ce qu'elles avaient. Quant elle ne prettait pas attention à ses professeurs ou ses notes, elle pensait à ses deux petits frères jumeaux qu'elle emmenerait à la plage ce week-end-- anticipant leur excitement avec presque un plaisir maternel. Elle s'occupait d'eux souvent mais ne semblait pas s'irrité de cela... c'était vraiment mignon.

Mais pas très utile pour moi
Il devait bien y avoir quelque chose qu'elle souhaitait. Je devais juste continuer a chercher. Mais plus tard. C'était l'heure de math de Bella avec Jessica.
Je ne regardais même pas où j'allais alors que je me dirigeais vers ma classe d'anglais. Jessica était déjà assise sur son siège, ses deux pieds pietinant impatiemment le sol alors qu'elle attendait Bella.

Inversement, lorsque je m'assis à ma table habituelle dans ma classe, je devins complêtement immobile. Je du me souvenir de remuer encore et encore. Pour maintenir un paraitre. C'était difficile, mes pensées étaient toutes focalisées sur celles de Jessica. J'espèrais qu'elle ferait très attention, qu'elle penserait reellement a lire les traits de Bella pour moi.
Les tapotements de pieds de Jessica s'intensifièrent lorsque Bella entra dans la classe.

Elle a l'air.... triste. Pourquoi? Peut être qu'il n'y a pas eu de suite avec Edward Cullen. Sa serait vraiment une déception. A l'exception.... qu'il serait toujours disponible... si il est soudainement interessé par les filles....je ne pense pas être secourable pour cela...

Le visage de Bella ne semblait pas triste, plutot réticent. Elle était inquiète -- elle savait que j'écouterais tout de ce qu'il se dirait. Je me souris à moi même.

" Donne moi tout les détails " lui demanda Jessica alors qu'elle posait son manteau sur le rebord de la chaise. Elle bougeait avec déliberation, sans s'en rendre compte.

Rah... elle est trop lente. Allez donne des trucs croustillants!

" Qu'est-ce que tu veux savoir?" Demanda Bella en se tenant legerement à distance une fois sur son siège.
" Qu'est-ce qu'il s'est passé la nuit dernière? "
" Il m'a invitée a diner puis il m'a ramenée chez moi"

Et après, allez quoi ... il y a bien plus de chose que ça! Elle ment de toute façon, je le sais ça. Il va faloir que je cherches plus d'infos.

" Comment se fait-il que tu sois rentré si tôt chez toi ?"

Je vis Bella ecarquiller les yeux devant la suspicion de Jessica.

" Il conduit comme un dingue. J'étais terrifiée. "

Elle fit un minuscule sourire et je me mis a rire si fort que j'interrompis Mr Mason dans ses explications. J'essayai de faire passer le rire en une mauvaise toux mais personne ne s'y trompa. Mr Mason me scruta avec ses yeux irrités mais je ne me dérangeai pas a écouter la pensée qui accompagnait cela. J'étais trop occupé à écouter celles de Jessica.

hum... on dirait qu'elle dit la vérité. Pourquoi est-ce qu'elle me fait lui arracher tout, mot par mot? Je me vanterai au quatres coins du monde si c'était moi.

" C'était un rendez-vous? Tu lui avais dit de nous retrouver là-bas? "

Jessica vit l'expression de surprise sur le visage de Bella et fut déçu de l'air authentique qu'il prenait.

" Non -- j'ai été très surprise de le voir là " Lui dit-elle.

Et alors? " Mais il est passé te chercher ce matin, non? "Il doit y avoir plus d'histoire là.

" Oui mais là aussi c'était une surprise, il avait remarqué que j'avais oublié mon coupe-vent la nuit dernière. ".
C'est franchement pas drôle, pensa Jessica, encore plus déçue.

J'étais fatigué de ses questions -- je voulais savoir quelques chose que je ne savais pas déjà. J'esperais qu'elle ne serait pas rassasiée et qu'elle sauterait directement sur une question que j'attendais impatiemment.

" Vous comptez vous revoir? " demanda-t-elle.

" Il a offert de m'accompagner à Seattle samedi. Il estime que ma camionette ne tiendra pas le coup -- Est-ce que ça compte? "

Hmm. Surement qu'il a trouvé cette manière pour... bien, se rapprocher d'elle, ou quelque chose comme ça. Il y a surement un truc de son côté à lui, si d'elle il n'y a rien. Comment c' EST possible? Bella est folle.

" Oui " Répondit-elle à la question de Bella.
" Alors,", conclua Bella, "oui."
" Wouah! Edward Cullen ! " Qu'elle l'aime ou non c'est quand même pas rien.
" Je sais " soupira Bella.

Le ton de sa voix encouragea Jessica. Finallement -- on dirait qu'elle comprend! Elle doit réaliser...

" Attends! " reprit Jessica comme si elle se souvint de sa plus vitale et essentielle question " Est-ce qu'il t'a embrassé? " Pitié dis-moi que oui et décris-moi toutes les secondes!!

" Non, " Souffla Bella avant de baisser le regard sur ses mains, le visage a demi caché. " Ce n'est pas comme ça, entre nous "

Mince. J'aurai aimé....Ha. on dirait qu'elle aussi.

Je fronçai les sourcils. Bella semblait troublée à cause d'une chose mais ce ne pouvait pas être ce que Jessica pensait. Elle ne pouvait pas vouloir cela. Ne sachant pas ce qu'elle savait. Elle ne pouvait pas vouloir être aussi proche de mes dents. Tout ce qu'elle savait c'est que j'avais des crocs.
Je frémis.

" Et tu crois que samedi ... ? " poussa Jessica.

Bella sembla encore plus frustrée lorsqu'elle répondit: " J'en doute. "

Ouais, elle l'espère. C'est nul pour elle.

Etait-ce parce que je me concentrais trop sur les perceptions de Jessica que j'avais l'impression qu'elle voyait juste?
Pendant une demi-seconde je fu en proie à une vive emotion par cette idée, l'impossibilité, ou quoi que ce soit d'autre d'essayer de l'embrasser. Mes lèvres sur ses lèvres. La pierre gelée sur la chaleur, la soie si fragile ...
Puis sa mort.

Je secouai ma tête en tressaillant puis me força a me concentrer.

" De quoi avez-vous parlé? " Est-ce que tu lui a parlé, ou est-ce que tu lui a soutiré la moindre petite info cachée que tu désirais savoir?

Je souri tristement. Jessica n'était pas si éloigné que cela.

" J'ai oublié ! Des tas de choses. De la disserte d'anglais, un peu. "

Vraiment peu. Je fis un large sourire.

" Je t'en prie, Bella! Plus de détails. "

Bella réfléchi pendant un moment.

" Bon ... ok, j'en ai un.Tu aurais vu comment la serveuse l'a dragué, c'était trop. Sauf qu'il ne l'a même pas regardé. ".

Voilà un détail vraiment étrange à partager. Je fu surpris que Bella s'en rende compte. C'était vraiment une chose inconséquente.

Interessant... " C'est bon signe. Elle était jolie? "
Hm. Jessica pensait plus vite que je ne l'aurais fait. Ce devait surement être un truc de fille.

" Très. " Lui répondit Bella." Et dans les dix-neuf, vingt ans ".

Jessica fut momentanément distraite par le souvenir de sa sortie avec Mike lundi soir -- Mike avait été un peu trop gentil avec une serveuse que Jessica ne trouvait absolument rien de plaisant. Elle jeta vivement cette pensée au loin puis, etouffant son irritation, revint aux détails de son interrogatoire.

" Encore mieux. C'est que tu l'attires. "

" Je crois," répondit lentement Bella alors que j'étais sur le bord de ma chaise, mon corps totalement immobile . " Mais c'est difficile à dire. Il est tellement mysterieux."

Je n'avais pas du être aussi evidemment transparent dans mon manque de contrôle que je ne le croyais, tout de même... aussi observatrice qu'elle l'était... comment avait-elle pu ne pas réaliser que j'étais amoureux d'elle? Je passais au crible toute notre conversation, presque surpris de constater que je n'avais pas dit ses mots à haute voix. C'était comme si cette connaissance était le thème sous-jacent de tous les mots prononcés entre nous.

Wow. Comment tu as pu t'assoir à côté d'un top model et d'avoir réussis a lui parler?
" Tu es drôlement courageuse d'accepter d'être seule avec lui " Lui dit Jessica.

La choc s'ancra sur le visage de Bella. " Pourquoi?"

Etrange réaction. Que croit-elle que j'ai dis? " Il est si..." quel est le bon mot? " Intimidant. Je ne saurai pas quoi lui dire, moi ". Je ne pouvais même pas répondre en français avec lui aujourd'hui, et tout ce qu'il m'avait dit n'était que bonjour . J'ai du paraitre vraiment idiote.

Bella sourit. " J'avoue qu'il m'arrive d'être incohérente en sa présence ".

Elle semblait faire en sorte que Jessica se sente mieux. Elle était anormalement confiante lorsque nous étions ensemble.

" Oh c'est sûr," Soupira Jessica," Il faut l'admettre qu'il est tellement craquant"

Le visage de Bella devint soudainement froid. Ses yeux flashèrent de la même façon que lorsqu'elle ressentait de l'injustice. Jessica ne fit pas le rapport à son expression.

" Il y a bien plus que ça chez lui " Echappa-t-elle en claquant sa langue.

Ooooh, finalement on y arrive. " Vraiment? Comme quoi? "

Bella se mordit les lêvres pendant un moment. " Je ne sais pas trop " dit-elle finalement.
"Disons que toute cette beauté cache une personnalité vraiment extraordinaire." Elle regarda au loin, ses yeux n'étaient pas fixés comme si elle regardait quelque chose de très très loin.
Le sentiment que je senti à cet instant fu vaguement similaire à celui que je ressentais lorsque que Carlisle et Esmée me louais au delà de se que je méritais. Similaire mais pourtant plus intense, plus brulant.

Vend tes aneries ailleurs -- il n'y a rien de mieux que son visage ! Excepté son corps. Divin. " C'est possible? " Ricana Jessica.

Bella n'y fit pas attention, elle était toujours dans le lointain, les yeux dans le vague.

Une personne normal aurait jubilé. Peut être qu'il faut que je reste dans les questions simples. Ha ha . Comme si je parlais à une petite fille." Il te plait, hein? ".

Je fu une nouvelle fois tout à fait rigide.
Bella ne regarda pas Jessica " Oui "

" Je veux dire, est-ce que tu es vraiment amoureuse de lui?"
" Oui "

Regardez-moi comme elle rougit!

C'est ce que je faisais.

" Il te plait comment ? un peu, beaucoup, à la folie ?" demanda-t-elle.

La classe d'anglais pouvait être en proie aux flammes que je ne l'aurais même pas remarqué.
Le visage de Bella était tout à fait rouge à présent -- je pouvais presque sentir la chaleur par cette image mental.

" Trop. " Murmura-t-elle. " Plus que je ne lui plais. Mais je ne vois pas ce que je pourrais faire pour changer ça"

Mince! Qu'est-ce que vient de demander Mr Varner là? " heu... à quel page monsieur Varner?"

Ce fu une bonne chose que Jessica ne puisse pas continuer dans son interrogatoire. J'avais besoin d'une minute.
A quoi diable pensait cette fille à présent? Plus qu'il ne m'aime? Comment pouvait-elle affirmer cela? Mais je ne vois pas ce que je pourrais faire pour changer ça. Qu'est-ce que j'étais supposé comprendre? Je n'arrivais pas à trouver une explication rationnel à ces mots. Ils étaient pratiquement insensés. Cela semblait si naturel, comme allant de soi. Les choses évidentes, les choses qui ont un sens tout à fait logique, d'une façon ou d'une autre s'entortillaient d'en avant en arrière à l'intérieur de son cerveau si bizarre. Plus qu'il ne m'aime? Peut être que je n'aurais pas du passer outre mes principes une fois de plus.

Je fixais l'horloge, grinçant des dents. Comment se pouvait-il que ses simples minutes soient aussi impossible a tenir pour un immortel? Où était passé ma perspective?

Ma machoire ne se desserra pas durant toute la leçon de Maths de Mr Varner. J'entendais plus de cette classe que la leçon qui se déroulait dans la mienne. Bella et Jessica ne discutèrent plus mais Jessica jetait souvent quelques regards vers elle, et une fois de plus sa face brillait d'une lueur écarlate pour aucune raison apparente.

Le repas n'arrivait pas assez vite.
Je n'étais pas sûr de savoir si Jessica retenterait une autre série de questions que j'attendais quand le cours se termina mais Bella fut plus rapide qu'elle.
Aussitôt que la cloche sonna, Bella s'adressa à elle.

" En anglais Mike m'a demandé si tu avais parlé de votre soirée lundi. " Commença Bella, un petit sourire au coin. Je pris cela pour ce que c'était -- vexation pour une meilleure défense.
La joie rendit l'esprit de Jessica soudainement sans défense, plus calme, sans cette habituelle touche de sarcasme. " Tu plaisante, qu'est-ce que tu as répondu? "

" Que tu avais assuré avoir passer un moment fabuleux. Il a paru content. "
" Répète-moi tout mot pour mot! "

C'était tout ce que je pouvais tirer de Jessica aujourd'hui apparemment. Bella souriait comme si elle pensait à la même chose. Comme si elle avait gagné la bataille.

Bien, le repas serait une autre histoire. J'aurais plus de chance d'avoir des détails que Jessica, j'en étais sûr.

Je pu difficilement supporter d'écouter de temps en temps les pensées de Jessica la quatrième heure. Je n'avais pas la patience d'écouter ses pensées obessionnelles sur Mike Newton. J'en avais plus qu'assez de lui durant ses deux dernières semaines. Il était chanceux d'être toujours en vie.

Je me dirigeais sans grand enthousiasme en gym avec Alice, comme nous le faisions toujours lorsqu'on était en activité physique avec les humains. Elle était ma coéquipière naturellement. C'était le premier jour de badminton. Je soupirai avec ennui, balançant ma raquette dans un geste lent pour envoyer le volant de l'autre côté. Lauren Mallory était de l'autre côté, elle le rata. Alice faisait tourner sa raquette comme un baton, regardant le plafond.

On détestait tous le sport. Emmett tout spécialement. Les jeux de lancer étaient un affront à sa philosophie personnelle. Le cours semblait plus horrible aujourd'hui que d'habitude-- je me sentais aussi irrité que l'était Emmett.

Avant que ma tête n'explose d'impatience, le coach Clapp nous stoppa dans le jeu et nous fîres sortir plus tôt. Je fus ridiculement content qu'il ait sauter son petit déjeuner -- nouveau essai de régime -- avec la consequence qu'il était trop pressé de quitter le campus pour trouver un bon repas bien gras quelque part. Il se promit d'ailleur de retenter l'expérience demain, plus tard...

Ceci m'avait donné le temps d'aller dans le batiment des maths attendre la sortie de Bella.

Sois content, pensa Alice alors qu'elle évitait de rencontrer Jasper. Quelques petits jours à être patient. Je suppose que tu ne diras pas bonjour de ma part à Bella, n'est-ce pas?

Je penchais la tête, exaspéré, pourquoi son pouvoir de medium était aussi avantageux?
Pour ton informaton, il va faire beau partout ce week-end. Tu devrais peut-être réorganiser tes plans.

Je soupirai en m'éloignant d'elle. Avantageux certes mais plutot utile.
Je m'appuyais contre le mur de la porte, attendant. J'étais assez près maintenant pour entendre la voix de Jessica à travers les briques aussi bien que ses pensées.

" Tu ne déjeune pas avec nous, aujoud'hui, hein? " Elle a l'air ...toute songeuse. Je suis sûr qu'il y a un truc qu'elle ne m'a pas dit.
"Je ne pense pas, non " répondit Bella sur un ton étrangement pas convaincu.

Ne lui avais-je pas promis que je déjeunerais avec elle? A quoi pouvait-elle penser?
Ils sortirent tous de la classe ensemble. Tous les yeux des filles s'élargirent de surprise en me voyant. Mais je ne pouvais qu'écouter Jessica.

Trop gentil. Wow. Oh bien sûr, il y a plus de choses qu'elle ne m'a dit. Peut être que je l'appelerai ce soir... ou peut etre que je ne devrais pas l'encourager. hum. J'espère qu'il va vite se passer d'elle. Mike est mignon mais....wow.

" A plus Bella! "

Bella se dirigea vers moi, marquant un pause tout près de moi, pas très confiante. Sa peau était legerement rose vers ses pommettes.
Je la connassais assez bien à pésent pour dire que son hésitation n'était pas dû à la peur. Apparemment c'était juste par rapport au gouffre qu'elle s'était imaginé entre ses sentiments et les miens. Plus qu'il ne m'aime. Absurde!

" Salut! " Dis-je d'une voix quelque peu brusque.
Son visage s'illumina. " salut".

Elle ne sembla pas enclin a dire autre chose donc je me dirigeais vers la caféteria, Bella marchant silencieusement à côté de moi.
La veste avait bien fonctionnée-- son odeur n'était pas aussi forte qu'elle ne l'était auparavent. C'était juste une intensification de la douleur que je ressentais déja. Je pouvais à présent plus facilement l'ignorer qu'il ne m'étais possible au début.

Bella était agitée dans la file d'attente, jouant inconsciemment avec la fermeture éclair de sa veste et changeant nerveusement de pied d'appui. Elle me regardait souvent mais ne rencontrait jamais mon regard, les yeux rivés sur le sol comme si elle était embarrassée. Est-ce que c'était parce que beaucoup de personnes nous regardaient? Peut-être qu'elle pouvait entendre ses murmures indiscrets -- les cancans étaient aussi forts que les pensées aujourd'hui.
Ou peut-être qu'elle réalisait, suivant mon expression, qu'elle était dans l'embarras.
Elle ne dit rien jusqu'à se que j'eu rasemblé son repas. Je ne savais pas ce qu'elle aimait -- pas encore-- donc je pris un peu de tout.

" Qu'est-ce que tu fais?" Siffla-t-elle à voix basse. " Ce n'est quand même pas pour moi tout ça? ".

Je pencha ma tête et poussa le plateau vers la caisse. " La moitié est pour moi bien sur ".

Elle leva un sourcil avec scepticisme mais ne continua pas alors que je payais pour la nourriture et l'escortais à la table où nous étions la semaine dernière avant la désastreuse expérience de la prise de sang. Cela semblait tellement plus loin que seulement quelques jours. Tout était différent maintenant.
Elle s'assit en face de moi une fois de plus. Je poussais le plateau vers elle.

" Prend ce que tu veux," l'encourageais-je.
Elle prit une pomme et la fit tournoyer entre ses doigts, le regard curieux.

" Je suis curieuse ".
Quel surprise.
" Qu'est-ce que tu ferais si quelqu'un te mettait au défi de manger de la nourriture?" continua-t-elle à voix basse qui ne pouvait pas être entendu par un humain. Les oreilles des immortels étaient une autre affaire, si ils prêtaient attention evidemment. J'aurai probablement du leur rappeler cela un peu avant.

"Tu es toujours curieuse " Me plaignis-je. Oh bien sûr, ce n'est pas comme si je n'avais jamais eu à manger auparavent. Cela faisait partie du jeu, de mon rôle. Une désagréable partie.

Je recherchai la chose la plus proche et fixai ses yeux tendis que je mordais doucement dans je ne sais trop quoi. Sans le regarder je ne pouvais dire. C'étais gluant,compacte et répugnant comme toutes les autres nourritures humaines. Je machai rapidement et déglutis, essayant de refouler la grimace sur mon visage. Le morceau de nourriture descendit lentement et inconfortablement dans ma gorge. Je soupirai en réfléchissant à un moyen de recracher le tout plus tard. Dégoutant.

L'expression de Bella était choquée. Impressionnée.
Je voulu cligner des yeux. Bien sur nous pouvions parfaire cette si belle tromperie.

" Si quelqu'un te mettait au défi de manger de la terre, le ferais-tu? "

Son nez se plissa et elle sourit. " C'est déjà arrivé.... une fois, ce n'était pas si terrible ".
Je m'exclaffai. " Je suppose que je ne dois pas être surpris."

Ils semblent intime, non? Bon langage du corps. Je donnerai mes impressions à Bella plus tard. Il est pile a la bonne distance d'elle, comme si il était interessé. Il a l'air interessé. Il a l'air...parfait. Jessica soupira. Zut.

Je rencontra les yeux curieux de Jessica et celle-ci se déroba rapidement, regardant ailleurs et se mettant a ricaner avec la fille à côté d'elle.

Hmmm. probablement mieux de rester avec Mike. Réalité, pas de fantaisie...

" Jessica examine le moindres de mes gestes." Dis-je à Bella, " elle te détaillera le tout plus tard ".

Je poussai l'assiette de nourriture vers elle -- pizza réalisais-je -- me demandant comment je pouvais bien commencer. Ma frustration interieure s'agrandissait au fur et à mesure que je me répétais ses mots: Plus que je ne lui plais. Mais je ne vois pas ce que je pourrais faire pour changer ça

Elle mordit dans le même morceau de pizza que moi. C'était effarant de voir la confiance qu'elle avait. Bien sûr elle ne savait pas que j'étais venimeux -- bien que de partager ce repas ne l'affecterait en aucune manière. Encore j'esperais qu'elle me traiterait différemment, comme n'importe quel autre personne. Elle ne le fit jamais - du moin pas d'une manière négative.

Je décidai de commencer gentiment.
" Alors comme ça, la serveuse était jolie, hein?"
Elle souleva un sourcil une fois de plus. " Tu n'as vraiment pas remarqué? ".

Comme si une seule femme de ce monde pouvait esperer capturer mon attention de Bella. Absurde, encore.
" Non je n'ai pas fait attention, j'étais distrait par autre chose ". Par tous ce qui se trouvait sous cette fine veste...

C'était une bonne chose qu'elle portait à présent cet horrible pull.

" La pauvre " répondit Bella en souriant.
Elle aimait le fait que je ne m'interesse en aucune façon à cette serveuse. Je pouvais le comprendre. Combien de fois avais-je imaginé écraser Mike Newton en salle de science?

Elle ne pouvait hônnetement pas croire que ses sentiments humains, du haut de ses 17 petites années mortelles, pouvaient être plus fort que la passion immortelle qui m'a forgé pendant près d'un siècle.

" Une des choses que tu as dites à Jessica ..." Je ne pu garder ma voix aussi normal que d'habitude. " bien, il y a quelque chose qui m'ennuie ".

Elle fut immédiatement sur la défensive. " Je ne suis pas étonnée que certains détails t'aient déplu. Tu sais ce qu'on dit sur les oreilles indiscrêtes ".
Les oreilles indiscrêtes n'avaient jamais entendu de bien sur eux, c'est ce qui avait été dit.

" Je t'avai prévenue que je pouvais écouter" Lui rappelais-je.
" Et moi, je t'avais prévenu qu'il était préférable que tu ne saches pas tout ce que j'ai dans la tête ".

Ah, donc elle pensait au moment où je la ferais pleurer. Le remord rendit ma voix plus sourde.
" Oui c'est vrai, bien que tu ne sois pas précisement dans le vrai. Je veux vraiment savoir à quoi tu pense -- tout savoir. Je veux juste que... tu ne pense pas à certaines choses.
Un peu de demi-mensonges. Je savais que je ne voudais pas qu'elle s'inquiète à propos de moi. Mais je continuais, bien sur je continuais.

" Tu parle d'une distinction !" grogna-t-elle, l'air maussade.
" Mais c'est pas franchement le sujet du moment "
" Qu'est-ce que c'est, alors? ".

Elle se pencha vers moi, sa main legerement enroulé autour de son cou. Cela attira mes yeux -- et me perturba. Comme cette peau devait être douce a sentir....

Focus. Je dois me commander.
" Tu crois sérieusement être plus attachée à moi que moi à toi?" Demandais-je. La question me sembla ridicule, comme si les mot étaient brouillés.
Ses yeux s'élargirent, sa respiration s'arreta. Puis elle détourna le regard en clignant des yeux rapidement. Sa respiration recommença après ce leger souffle coupé.
" Tu recommence " Murmura-t-elle.
" Quoi? "
" A m'éblouir" admit-elle en rencontrant prudemment mon regard.
" Oh " Hmm. Je n'étais pas vraiment sûr de la manière dont j'avais fait ça. Ni si j'étais sûr de ne pas avoir voulu l'éblouir. Je fu parcouru d'une émotion intense lorsque je constatai que je le pouvais encore. Mais cela n'aidait en rien la progresssion de la conversation.

" Ce n'est pas de ta faute," soupira-t-elle, "tu ne peux pas t'en empêcher."
" Est-ce que tu vas répondre à question? " demandais-je.
Elle regarda la table " Oui ".
Ce fut tout ce qu'elle dit.
" Oui tu réponds à ma question ou oui tu penses vraiment ça? " demandais-je impatiemment.
" Oui je pense vraiment ça " Me dit-elle sans un regard. Il y avait comme une faible tristesse dans sa voix. Elle se mit à rougir et ses dents bougeaient inconsciemment, en signe d'inquiétude, sur ses lêvres.

Brusquement, je réalisai que c'était dfficile pour elle d'avouer cela, car elle le pensait vraiment. Et je n'étais pas mieux que ce poltron, Mike, à lui demander de confirmer ses sentiments avant même de lui confirmer les miens auparavent. Cela n'avait pas eu d'importance le fait que j'estime qu'il fallait rendre clair mes sentiments. Je n'avais pas réfléchi à elle et pour cela je n'avais aucune excuse.
" Tu as tord " Lui dis-je comme s'il s'agissait d'une évidence. Elle du entendre la tendresse dans ma voix.

Bella releva la tête et me regarda. Ses yeux opaques ne laissaient rien penser. " Tu n'en sais rien " Chuchota-t-elle.
Elle pensait que je sous-estimais ses sentiments parce que je ne pouvais lire en elle. Mais, en réalité, le problème était qu'elle sous-estimait les miens.

" Qu'est-ce qui te fait penser ça? " demandais-je.
Elle recommença à me fixer. Le sillon entre ses yeux, mordant ses lêvres. Pour la millionième fois, j'esperais desesperemment pouvoir juste l'entendre.
Je fu presque sur le point de la supplier de me dire avec quelles pensées elle était en train de se battre, mais elle leva un doigt pour me garder de parler.

" Laisse-moi réfléchir " demanda-t-elle.

Tant qu'elle mettait simplement du temps pour organiser ses idées, je pouvais être patient.
Ou je pouvais prétendre l'être.
Elle croisa les mains, joignant et déjoignant ses fins doigts. Elle regardait ses doigts comme si ils appartenaient à quelqu'un d'autres alors qu'elle parlait.

" Disons que, sans même parler de certains signes évidents," Murmura-t-elle, " il me semble parfois .... je ne suis pas sûre de ce que j'avance, je ne lis pas dans les esprits des autres -- mais bon, j'ai l'impression que, derrière chacune de tes paroles, il y a un message caché. Qui est que tu essaies de couper les ponts." Elle ne me regarda pas.

Elle a comprit ça, alors? Est-ce qu'elle a comprit que c'est seulement de la faiblesse et de l'égoisme qui me fait rester ici? Est-ce qu'elle pense ça de moi?

" Bien vu " je pris une bouffée d'air et vit l'horreur et la peine à travers son expression. Je me dépêchai à contredire son hypothèse. " C'est exactement là où tu as faux, bien que -- " je commençai, puis fit une pause, me souvenant des premiers mots de son explication. Ils me dérangaient, de plus je n'étais pas tout à fait sûr d'avoir compris exactement. " Qu'entends-tu par " signes évidents " ?"

" Et bien regarde-moi " Dit-elle.
J'étais en train de regarder. Tout ce que j'avais fait était de la regarder. Qu'est-ce qu'elle voulait dire?
" Je suis absolument ordinaire " expliqua-t-elle. " Bon, excepté lorsqu'il s'agit de choses comme frôler la mort ou d'être si maladroite que c'est presque un handicap. Et regarde-toi".
Elle fendit l'air devant moi de sa main, comme si elle avait marqué un point si evident qu'il n'était pa nécessaire d'ajouter autre chose.

Elle pensait qu'elle était ordinaire? Elle pensait que j'étais d'une façon ou d'une autre préférable à elle? Par quelles estimations? Les imbéciles, les étroits d'esprit et les aveugles humains comme Jessica ou Mme Cope? Comment ne pouvait-elle réaliser qu'elle était la plus belle... la plus exquise... Ces mots n'étaient pas encore assez forts pour elle.

Et elle n'en avait aucune idée.
" Tu ne te vois pas d'une façon très claire, tu sais." lui dis-je. " J'admet que tu es irrécupérable pour ce qui est de te fourrer dans les ennuis ... " Je ricanai sans humour. Je ne trouvais pas tellement comique le fait qu'elle soit possédé par un malin destin. La maladresse, cependant, était en quelques sorte drôle. Attachante je dirais. Est-ce qu'elle me croirait si je lui disais qu'elle était belle a l'intérieur comme à l'extérieur. Surement qu'elle trouverait des détours plus persuasifs. " Mais tu n'as pas fait attention à ce que pensaient les types du lycée sur toi le jour de ton arrivé " .

Ah, l'espoir, le frisson, l'émotion, l'avidité de ses pensées. La vitesse avec laquelle elles se changent en impossible fantaisies. Impossible parce qu'elle n'en avait voulu aucun.
J'étais le seul à qui elle avait dit oui.
Mon sourire devait avoir l'air satisfait.
Son visage était blanc et surpris. " Je n'y crois pas " Murmura-t-elle.
" Crois-moi juste cette fois -- tu es vraiment l'opposé de l'ordinaire."

Sa seule existence était une excuse suffisante pour justifier la création du monde entier.

Elle ne trouvait pas son fort dans les compliments. Je pouvais le voir. Pour autre chose, elle trouvait toujours de quoi s'en accomoder. Elle rougit et changea de sujet. " Mais ce n'est pas moi qui veut rompre les liens ".

" Tu ne vois pas ? Ca prouve que j'ai raison. C'est moi qui tiens le plus à toi parce que si je le faisais ... " je voulu trouver la force. Elle méritait une vie. Pas ce qu'Alice avait vu venir sur elle. " Si partir était la solution..." et cela devait être une bonne chose, non? Il n'y aurait plus d'insouciante ange. Bella ne devait pas m'appartenir ."Je serai prêt à souffrir pour t'éviter de souffrir, de te garder saine et sauve".

Alors que je prononçais ses mots, j'esperais profondement qu'ils étaient vrais.
Elle me regarda. D'une façon ou d'une autre mes mots l'avaient vexés. " Et tu pense que je ne ferais pas la même chose à ta place? " demanda-t-elle furieuse.
Si furieuse -- si douce et si fragile. Comment pouvait-elle blesser un jour quelqu'un? " Tu n'auras jamais à faire ce choix " Lui dis-je, déprimé a nouveau par notre évidente et large différence.

Elle me toisa à nouveau, concentré et replaçant la gravité dans ses yeux accompagné du faux-pli entre ses deux là.
Il y a quelque chose qui ne va vraiment pas dans l'ordre de cet univers si quelqu'un d'aussi bon et pourtant d'aussi cassable ne méritait pas un ange gardien pour la tirer des problèmes.

Bien, pensais-je avec une humeur noire, elle a, du moin, un gardien vampire.
Je souris. Comme j'aimais mon excuse pour pouvoir rester. " Bien sur, te garder en vie commence à ressembler à une occupation à temps plein qui exige ma présence permanente à tes côtés. "
Elle se mit à sourire, elle aussi." Personne n'a essayé de me tuer aujourd'hui " dit-elle sur un ton leger puis son visage se changea spéculativement pendant une demi-seconde et ses yeux devienrent opaque une fois de plus.
" Pas encore " Ajoutais-je sêchement.
" Pas encore " Confirma-t-elle à ma grande surprise. Je m'attendais d'elle qu'elle refuse toute forme de protection.

Comment peut-il? Quel sale égoiste ! Comment peut-il nous faire ça à nous? Les pensées mentales perçantes et hurlantes de Rosalie me destabilisèrent dans ma concentration.

" Tout doux, Rose. " 'entendis Emmett murmurer au fond de la cafétéria. Son bras était autour des épaules de Rosalie, la serrant contre lui -- la restreignant.

Désolée Edward, pensa Alice avec un air coupable, elle pouvait dire que Bella en savait trop d'après votre conversation. et, en fait, ça aurait été pire si je ne lui avais pas dit toute la vérité. Crois-moi là dessus.

Je tressaillis à la vision de l'image mental qui suivait, à ce qui se serait produit si j'avais dit à Rosalie que Bella savait que j'étais un vampire à la maison, où Rosalie n'avait pas à entretenir une façade. Je devrais cacher mon Aston Martin quelque part en dehors de l'état si elle ne se calmait pas avant la fin de l'école. La pensée de ma voiture favorite mutilée et brulée était intenable -- bien que je sache comment gagner une récompense.
Jasper n'était pas plus joyeux.
Je négocierais avec les autres plus tard. Je n'avais que très peu de temps à passer en compagnie de Bella et je n'avais pas envie de le gaspiller. Et entendre Alice me fit rappeler que j'avais quelques devoirs qui m'attendaient.

" J'ai une autre question pour toi " Dis-je sans faire attention à l'hystérie du mental de Rosalie.
" Vas-y " Dit-elle en souriant.
" Tu as vraiment besoin d'aller à Seattle ce week-end ou est-ce seulement une excuse pour éconduire tes admirateurs?".
Elle grimaça. " Tu sais, je ne t'ai toujours pas pardonné le coup de Tyler. C'est de ta faute s'il est convaincu que je serai sa cavalière au bal de fin d'année ."
" Oh, il aurait bien trouvé le moyen de t'inviter sans mon intervention -- J'avais juste envie de voir ta réaction."

Je riais à présent, me souvenant de son visage consterné. Rien de ce que je lui avais raconté sur mon histoire noire et glauque ne lui avait autant donné l'air horrifié. La vérité ne l'avait pas effrayée. Elle voulait être avec moi. L'esprit effrayé.
" Si je te l'avais demandé, est-ce que tu m'aurais éconduit? ".
" Probablement que non" Dit-elle, " mais j'aurais annulé un peu plus tard -- pretextant un coup de froid ou une cheville tordue ".

Comme c'était étrange. " Pourquoi aurais-tu fais ça? ".
Elle pencha sa tête, commesi elle était honteuse alors que je ne comprenais pas pourquoi.
" Tu ne m'as jamais vu en gym, je suppose, aussi je pense que tu pourrais mieux comprendre ".

Ah. " Est-ce que tu fais allusion au fait que tu es incapable de marcher sur une surface parfaitement plane sans trébucher? "
" En effet "
" Ca ne serait pas un problème, tout est dans le cavalier ."
Pendant une fraction de seconde, je fu submergé par l'idée de l'avoir dans mes bras pendant une danse -- où elle porterait quelque chose de plus délicat, plus jolie que cet horrible pull.
Avec une parfaite clareté, je me rappelais la sensation de son corps sous le mien après que je l'eu sortis de la trajectoire du van qui venait vers elle. Plus fort que la panique, le desespoir ou le chagrin, je pouvais me rappeler de cette sensation. Elle était si chaude, si douce, s'adaptant si facilement à ma prise de pierre.

Je m'arrachais à ce souvenir.
" Mais tu ne m'as toujours rien répondu" -- dis-je rapidement en prevision de son objection quand à sa maladresse, comme elle allait clairement le faire. " Es-tu résolu à aller à Seattle ou accepterais-tu que nous fassions autre chose? ".
Sournois-- lui donner le choix sans lui donner l'option se partir loin de moi pour cette journée. Pas fair-play de ma part. Mais je lui ai fait une promesse la nuit dernière... et j'apprécie beaucoup l'idée de l'accomplir pleinement -- bien que cette idée me terrifie.
Le soleil brillera samedi. Je pourrai lui montrer le véritable moi, si j'étais assez courageux pour endurer son horreur et son dégout. Je connaissais l'endroit parfait pour prendre ce risque...

" Je suis ouverte à toutes les propositions " Dit-elle " Mais j'ai une faveur à te demander ".
Un oui sous condition. Que pouvait-elle bien vouloir de moi?
"Quoi ?"
" Est-ce que je peux conduire? ".
Quel était cette idée bizare? " Pourquoi? "
" Et bien, déjà parce que j'ai dis à Charlie que j'allais à Seattle et il m'a spécifiquement demandé si j'y allais seule et que, sur le moment, c'était le cas. s'il me ré-interrogerait aujourd'hui, je ne lui mentirai pas, bien que je n'envisage pas qu'il le fera. Laisser ma camionnette devant la maison risque juste de ramener le sujet sur le tapis, ce qui est inutile. Et aussi parce que ta conduite me terrorise."

Je levais les yeux au ciel. " Parmi tout ce qui, en moi, devrait t'effrayer, la seule chose dont tu t'inquiète c'est ma façon de conduire? " En toute franchise, son cerveau marchait à l'envers. Je secouais la tête, dégouté.

Edward , appela Alice avec urgence.
Soudainement je vis un halo lumineux dans une des visions prises d'Alice.
C'était un endroit que je connaissais bien, l'endroit où je voulais justement emmener Bella -- une petite clairière où personne n'avait jamais été avant moi. Un paisible et joli endroit où je pouvais être sûr d'être seul -- assez loin d'aucun sentier ou habitation humains pour me décontracter dans le calme.

Alice l'avait reconnu aussi, car elle l'avait vu il n'y a pas longtemps dans une autre vision-- une de ses indisctinctes visions qu'Alice m'avait montré le jour où j'avais sauvé Bella du van.

Dans cette vision indisctinte, je n'étais pas seul. Et maintenant c'était clair -- Bella était avec moi là-bas. Donc j'étais assez courageux. Elle me regardait, un arc-en-ciel dansant sur son visage, ses yeux insondables.

C'est le même endroit pensa Alice, son expression pleine d'horreur, ne regardant pas sa vision. Tension, peut être, mais horreur? Que voulait-elle dire par le même endroit?

Puis je le vis.
Edward! protesta Alice sur un ton perçant, je l'apprécie énormément, Edward !

Je la fis taire mechamment.
Elle n'aimait pas Bella comme moi je l'aimais. Sa vision était impossible. Fausse. Elle était aveuglée d'une manière ou d'une autre, en voyant des impossibilités.

Pas plus d'une demi-seconde avait passé. Bella regardait avec curiosité mon expression.Attendant de moi que j'accepte sa demande. Avait-elle vu le flash de l'horreur ou est-ce que ce fut trop rapide pour elle?

Je me concentra sur elle, sur notre conversation en plan, rejetant Alice et ses imparfaites, menteuses visions loin de mes pensées. Elle ne devraient pas mériter mon attention.

Mais je n'étais pas capable de garder une mine enjouée qui était d'usage durant notre discussion .
" Tu as l'intention de cacher à ton père que tu passes ta journée en ma compagnie? " Lui demandais-je, une noirceur filtrant à travers mes propos.

Je repoussai la vision une fois de plus, essayant de la jeter loin derrière moi afin de garder ma tête de ce futur vascillant.

" Avec Charlie, en dire un peu c'est toujours en dire trop " répondit Bella, certaine de ce fait. " Où comptes-tu m'emmener, de toutes façon? ".

Alice avait tord. Absolument tord. Il n'y avait aucune chance que cela n'arrive. Et c'était juste une ancienne vision, plus valide à présent. Les choses avaient changées.

" Il fera beau," dis-je lentement, luttant contre la panique et l'indécision. Alice avait tord. Je continuerais comme si je n'avais vu ni entendu quoi que se soit. " Donc j'éviterai de me montrer en public ... Mais , tu pourrais rester avec moi, s tu veux."
Bella comprit de suite la signification, ses yeux devinrent lumineux et avides. " Et tu me montreras ce à quoi tu as fait allusion? A propos du soleil. "
Peut-être, comme plusieurs fois auparavent, sa réaction fut l'opposé de ce à quoi je m'attendais. Je souris à cette possibilité, essayant de revenir à un moment plus clair. " Oui. Mais..." Elle n'avait pas dit oui. " Si tu ...as peur d'être seule avec moi, je préférerais que tu n'ailles pas à Seattle sans escorte. Je tremble à la perspective des dangers qui t'attendent dans une ville de cette taille."

Ses lêvres se pressèrent l'une contre l'autre. Elle était offensée.

" Phoenix est trois fois plus grande que Seattle-- rien qu'en nombre d'habitants. Et elle s'étend --"
" Sauf que les Parques n'ont visiblement jamais entendu parler de Phoenix." dis-je coupant court à ses justification, "Je serais plus rassuré si tu restais avec moi."

Elle pouvait rester pour toujours avec moi que ce ne serait pas assez long.
Je ne pouvais pas penser de cette manière. Nous n'avions pas l'éternité. Chaques secondes passaient plus vite que la précédante, chaque seconde là changeait alors que moi je restais toujours le même.

" Quand bien même, je n'ai pas peur d'être seule avec toi " Dit-elle.
Non -- puisque ces instincts étaient à l'envers.
" Je sais " Soupirais-je, " Tu devrais quand même prévenir Charlie "
" Pourquoi diable je ferais une chose pareille ? " Demanda-t-elle comme horrifiée.

Je lui lançais un regard furieux, les visions que j'essayais d'enfouir aux plus profond de ma tête se mirent à tournoyer à l'intérieur de mon crâne.

" Histoire de me donner une bonne raison de te ramener vivante !" Sifflais-je. Elle pouvait au moin m'aider à cela -- un témoin qui pouvait m'obliger à faire attention.

Pourquoi Alice m'avait-elle fait connaitre cela maintenant ?

Bella déglutit bruyamment et me fixa pendant un bon moment. Qu'avait-elle vu?

" Je pense que je vais prendre le risque " Dit-elle.

Argh ! Est-ce qu'elle serait en manque d'émotions fortes pour vouloir tenter sa vie comme cela? Sollicitait-elle quelques dose d'adrénaline?

Je regardai de travers Alice qui rencontra mon regard à travers un coup d'oeil alarmiste. A côté d'elle, Rosalie me fusillait du regard, mais je ne pouvais pas m'en inquiéter davantage. Qu'elle détruise ma voiture. Ce n'etait qu'un jouet après tout.

" Bon, changeons de sujet " suggéra Bella soudainement.
Je la regardai, me demandant comment elle pouvait être si facilement oublieuse sur ce qui importait. Pourquoi ne voulait-elle donc pas me voir comme le monstre que j'étais?

" De quoi veux-tu parler? "
Ses yeux se balancèrent de la droite à la gauche comme si elle voulait être sûr qu'il n'y ait pas d'oreilles indiscrètes. Elle voudrait peut-être me faire part d'une de ses autres histoires mythologiques.
Ses yeux se bloquèrent pendant une seconde et son corps se raidit puis il me regarda enfin.

" Pourquoi avoir choisi les Goat Rocks, ce week-end... pour chasser? Charlie prétend que ce n'est pas un endroit où aller à cause des ours ".

Si évident. Je la dévisageai, levant un sourcil.

" Des ours? " Hoqueta-t-elle.
Je souris désabusé, admirant l'effet que produisait la nouvelle. Est-ce que cela lui permettait de me prendre au sérieux maintenant? Pour tout?

Elle se reprit. " Tu devrais savoir que la saison n'est pas encore ouverte." Dit-elle severement, rétrécissant ses yeux.
" Si tu avais lu les textes de loi avec soin, tu aurais constaté que cella ne concerne que la chasse avec les armes ".
Elle re-perdit le contrôle de son expression pendant un bref instant. Sa bouche entrouverte.

" Des ours?" répéta-t-elle, l'ahurissement laissant place au choc.
" Emmett préfère les grizzlis " .

Je regardais ses yeux, la laissant digerer ce que je venais de dire.
" Hmm ..." Murmura-t-elle. Elle prit une part de pizza en regardant vers le bas. Elle macha pensivement puis bu une gorgée.

" Et toi?" lança-t-elle finalement en me regardant, " c'est quoi ton met favori? ".
Je suppose que j'aurai du m'attendre à quelque chose de se genre mais je ne l'avais pas prévu. Bella était tout le temps interessée, au moin.

" Le puma " répondis-je brusquement.
" Ah " Répliqua-t-elle sur un ton neutre. Les pulsations de son coeur continuaient tranquillement sans chocs, comme si on parlait de notre restaurant favori.
Bien, finalement. Si elle voulait agir comme si rien de tout ceci n'était anormal ...
" Bien sur, veillons à ne pas perturber l'environnement en pratiquant une chasse abusive." Lui dis-je, une voix détaché et sérieuse, " Nous essayons de nous cantonner à des endroits où la population de prédateurs est trop abondante -- quitte à nous déplacer fort loin. Il y a certes abondance de cerfs et d'élans dans les parages, et ils conviendraient très bien, mais où seraient l'interet et l'amusement? ".

Elle écoutait avec une expression d'interet poli, comme si j'étais un professeur lors d'une conférence. Je me mis à sourire.

" Où, en effet? " Répondit-elle calmement en reprenant une part de pizza.
" Emmett adore le début du printemps pour les ours " repris-je dans ma conférence, " Les ours sortent tout juste d'hibernation et n'en sont que plus irritables ".
Il y a soixante-dix ans déjà, et il ne se remettait toujours pas de la perte de son premier match.

" Quoi de plus drôle qu'un grizzli furieux? " Agréea Bella hochant la tête solennellement.
Je ne pu retenir un gloussement alors que je penchais la tête a son calme illogique. il devrait exploser. " Allez, dis-moi ce que tu penses vraiment, je t'en prie.".

" J'essaie juste de vous imaginer -- mais je n'y arrive pas " dit-elle, le pli apparaissant entre ses yeux " comment faites-vous pour chasser sans armes? "

" Oh mais nous en avons" lui répondis-je en lui dévoilant mon large sourire. Je m'attendais d'elle qu'elle recule mais elle resta là, sans bouger, à me regarder. " Simplement, pas de celles qui sont prises en compte lors de l'élaboration des textes de loi . Si tu as déjà vu un ours attaquer à la télévision tu auras une assez bonne idée d'Emmett lorsqu'il chasse".

Elle lança un regard à la table où étaient Emmet et les autres et ressaillit.
Finalement. Puis je me mis à rire à moi même car une part de moi esperait vraiment qu'elle ne souhaite pas en savoir davantage.

Ses yeux noirs étaient grands ouverts et profonds alors qu'elle me regardait à présent. " Est-ce que tu ressemble à un ours toi aussi? " demanda-t-elle presque dans un murmure.
" Plus à un puma, du moin c'est ce qu'ils m'ont dit " lui répondis-je, m'efforçant de paraitre le plus détaché possible. " Nos préférences sont peut-être révélatrices de nos comportements ".

Ses lêvres s'étirèrent un petit peu à leurs commissures. " Peut-être " répéta-t-elle. Puis sa tête se pencha sur le côté et la curiosité se fit clair dans ses yeux. " Est-ce une chose que je pourrais voir? ".

Je n'eus pas besoin d'une image d'Alice pour me représenter cette horreur-- mon imagination était déjà bien assez.

" Certainement pas! " Grondais-je.

Elle recula, ses yeux affolés et effrayés.
Je me penchai en arrière aussi, essayant de garder de l'espace entre nous. Elle ne devrait jamais être ammener à voir, n'est-ce pas? Elle ne ferait pas une seule chose qui m'aiderait à la garder en vie.

" Trop effrayant pour moi? " Demanda-t-elle d'une voix égale. Son coeur, cependant, battait toujours deux fois plus vite que la normale.

" Si ce n'était que ça, je t'emmènerais dès ce soir. " rétorquais-je à travers mes dents. "Tu as vraiment besoin d'une bonne dose de frousse. Rien ne te serait plus salutaire. "

" Alors pourquoi? " Demanda-t-elle sans se décourager.
Je la dévisageai avec un regard noir, attendant son effroi. J'étais effrayé. Je pouvais imaginer que trop clairement Bella près de moi lorsque je chasserai...

Ses yeux me scrutaient, curieux, impatients et rien d'autres. Elle attendait une réponse, sans vouloir renoncer.
Mais notre heure était finit.

"Plus tard " claquais-je en m'élançant sur mes pieds. " On va être en retard ".

Elle regarda autour d'elle, désorientée, comme si elle avait oublié que nous nous trouvions à la cafétéria. Comme si elle avait oublié que nous étions encore au lycée -- surprise que nous n'étions pas seul dans un lieu privé. Je comprenais très bien ce sentiment. C'était dur de me rappeler l'existence du monde entier lorsque j'étais avec elle.
Elle se mit debout rapidement, non sans cafouiller au niveau des pieds et mit son sac sur son épaule.

" Plus tard donc." Dit-elle, et je pu lire la détermination dans l'ensemble de sa bouche.
Elle n'avait pas l'intention d'en rester là.

# Posted on Saturday, 03 October 2009 at 8:52 AM